Le blog de l'éco-conception

L'éco-conception, une démarche de progrès continu

Compensation carbone : Entre éco-responsabilité et échappatoire lundi, 25, octobre, 2010

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La Compensation carbone

Une entreprise, une administration ou même un individu a la possibilité de « compenser » volontairement les émissions de gaz à effet de serre générées par son activité par :

  • le financement de projets, dont la finalité est la réduction à la source de ses propres émissions de CO2,
  • l’achat de « crédits carbones » de sa quantité de CO2 émise auprès d’un tiers.

C’est, dans une logique de neutralité carbone ou de « pollueur-payeur », un moyen de lutter contre le réchauffement climatique. Et au-delà de la dimension volontaire, la compensation carbone permet de :

  • quantifier l’impact d’une activité en termes d’émissions de CO2
  • d’identifier sur quel type d’activité les efforts de réduction d’émissions sont à déployer.

Le programme Action Carbone

Action carbone

Cette notion de compensation carbone a été popularisée avec Action Carbone, un programme lancé par l’ADEME et l’association GoodPlanet, présidée par Yann Arthus-Bertrand, qui vise à inciter les entreprises, les collectivités, les institutions comme les particuliers à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à compenser les émissions restantes.

Action Carbone propose de calculer les émissions de gaz à effet de serre induites par ces activités par le biais de la méthode Bilan Carbone® développée par l’ADEME. À partir du diagnostic formulé, les entreprises, collectivités et institutions peuvent financer les actions qui permettront de diminuer et de compenser leurs émissions.

Pour les particuliers, quant à eux, Action Carbone a mis en place un calculateur en ligne pour évaluer leurs émissions. Ils peuvent ensuite compenser leurs déplacements en avion, en voiture et les émissions de gaz à effet de serre liées à leurs consommations d’énergie à la maison.

Pour aller plus loin, l’ADEME a aussi élaboré La Charte des opérateurs de la compensation, dont Action Carbone est signataire, et invite également à adhérer au club des entreprises et organismes qui compensent sur son portail www.compensationco2.fr.

Les projets de compensation carbone dans les pays du Sud

La compensation carbone peut aussi prendre la forme d’un engagement de « solidarité climatique » qui consiste pour les pays du Nord en achat de crédits carbone permettant de financer dans les pays du Sud des projets de réduction de gaz à effet de serre, ou de « séquestration de CO2 » permettant d’absorber le CO2 atmosphérique, grâce aux forêts qui sont des puits de carbone capturant le CO2 et le transformant en matière organique par photosynthèse.

Au Chili, Action Carbone soutient l’Office National des Forêts pour que soient boisés 200 hectares de pâturages appartenant à des communautés indigènes Mapuche, ce qui devrait permettre, sur 30 ans, de capturer 60 000 tonnes de CO2.

Au Cambodge, Action Carbone a financé la diffusion des foyers de cuisson dits « améliorés » auprès de la population, de manière à économiser du bois issu de forêts primaires. Ce projet permet d’éviter l’émission d’environ 100 000 tonnes de CO2 par an dans l’atmosphère.

En Indonésie, Carbon Conservation et Asian Pulp & Paper lancent la réserve de carbone de Kampar, premier projet mondial jamais financé sur fonds privés de conversion d’une plantation d’arbres pour pâte à papier en réserve de carbone. Ce projet fait ainsi de Carbon Conservation le pionnier de la commercialisation de compensation carbone par la reforestation.

Des compensations prennent aussi la forme de programmes de RSE. Puma, par exemple Puma finance des projets en Afrique pour préserver la biodiversité.

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Communication responsable ou l’éco-communication : une nécessité? mercredi, 29, septembre, 2010

Le discours environnemental souffre-t-il de Greenwashing? La surcommunication peut dans certains cas sérieusement décrédibiliser la cause environnementale. Publicité, slogans et messages écolos de toute sorte crée une confusion chez le public submergé par l’information, ayant pour effet de le freiner plutôt que de le mobiliser.

Cette tendance nous invite à revoir les méthodes de communication sur l’engagement environnemental. Ce post vous propose de revoir la définition de la communication responsable, d’en connaître ses acteurs, la perception des entreprises et l’évolution prochaine des actions de communication.

La communication responsable : Définitions

La rencontre d’étudiants et de professionnels lors de la journée de l’Observatoire régional de la communication des organisations a été l’occasion de redéfinir la communication responsable au travers de l’enquête « la communication responsable : phénomène de mode ou nécessité » ?

1. En externe : le développement durable

Communiquer responsable c’est faire en sorte de s’adresser à ses différents publics en réduisant au maximum l’impact des actions de communication sur l’environnement et la société.

2. Au sein de l’entreprise : l’entreprise citoyenne

Impliquer le salarié pour le respect de l’environnement c’est lui témoigner de la confiance et de la reconnaissance. Cela a un impact positif qui contribue à la productivité et assure la cohésion entre les salariés engagés.

3. Le métier de communicant

La communication responsable est indissociable de l’éthique personnelle, c’est une pratique implicite, qui sensibilise le public et a un effet pédagogique. Ainsi, Le communicant impose :

  • une éthique,
  • un haut niveau d’intégrité personnelle,
  • un code de valeurs.

4. Les tendances actuelles

Tendance classique = promotion des atouts et impasse sur les défauts
Tendance responsable = promotion des atouts en avertissant des risques
Tendance trompeuse = le « greenwashing »

Les acteurs de la communication responsables

A l’initiative d’une communication durable, on retrouve l’ADEME et l’UDA, porteuses de valeurs responsables, qui invitent les entreprises à s’engager dans une démarche plus éco-responsable.

L’ADEME a récemment lancé son site Internet dédié à l’éco-communication, un moyen plus interactif pour s’informer avec des exemples concrets et qui complète son guide sur la communication responsable.

Ainsi, selon l’ADEME :
Eco-communiquer, c’est réduire les impacts sur  l’environnement des métiers de la communication et concevoir des messages éco-responsables en analysant les impacts des actions de communication (campagnes, de publications, ou d’organisation d’événements) sur l’environnement tout au long de leur cycle de vie :

  • consommation de ressources naturelles (énergie, papiers, emballages…),
  • utilisation de produits dangereux (encres, solvants…),
  • production de déchets,
  • pollutions liées aux transports, etc.

L’éco-communication permet aussi :

  • Des bénéfices en terme d’image : Eco-communiquer, c’est être éco-responsable avec un double bénéfice : image d’entreprise et sensibilisation à la protection de l’environnement.
  • Réduire les impacts des outils de communication : Les principes de l’éco-communication permettent d’anticiper les impacts environnementaux et ainsi de pouvoir les réduire en amont.
  • Réduire les coûts : Les économies d’énergie et de matières premières, les plans de mobilité qui privilégient les transports en commun plutôt que les taxis, le recyclage du papier, le bon usage des imprimantes, l’achat de produits mieux adaptés, la substitution de certains déplacements par de la visioconférence, etc. permettent de réduire les dépenses.
  • D’être innovant : Par exemple, le numérique permet des réductions de coûts d’édition et d’impression. De même, le web 2.0, en facilitant les échanges de l’entreprise avec son personnel, ses fournisseurs, clients et collaborateurs, peut être vecteur d’innovation pour la communication d’entreprise au travers les blogs et réseaux sociaux.


De son côté l’UDA a davantage la vocation de fédérer les acteurs engagés ou souhaitant entamer une démarche de communication responsable, et d’amener ses adhérents à un même niveau de sensibilisation par des actions d’information/formation :

  • L’élaboration de la Charte d’engagements des annonceurs pour une communication responsable;
  • La publication du guide réalisé par Ethicity avec le soutien de l’ADEME, « Clés pour une communication responsable », qui passe en revue les étapes majeures de la communication responsable et propose 6 fiches process détaillées;
  • La signature de la charte « pour promouvoir une alimentation et une activité physique favorables à la santé dans les programmes et les publicités diffusés à la télévision »;
  • La participation à des « comop » (comités opérationnels) issus du Grenelle de l’environnement, aux travaux de l’Afnor sur l’affichage environnemental, à la réforme de la régulation publicitaire;
  • La participation à la signature avec le Meeddat de la Charte pour une publicité éco-responsable, à la mise en place d’EcoFolio, à la création de l’Observatoire de la communication et du marketing responsables avec l’ACIDD (Association communication et information pour le développement durable), le Syntec Conseil en relations publiques et l’AACC (Association des agences-conseils en communication)…



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Biodiversité : des français sceptiques, malgré des initiatives vendredi, 17, septembre, 2010

Cette année 2010, l’« année internationale de la biodiversité », est marquée par de nombreuses initiatives réalisées en vue d’impliquer davantage les entreprises dans la protection et la préservation de la biodiversité :
programme des Radios Francophones Publiques commun aux auditeurs de chacun de leurs pays consacré à la biodiversité, concours « Capitale française de la biodiversité » de Natureparif, les atlas de la biodiversité, concours « Ecologie » de Lafuma-WWF, tenue de football de Puma pour la protection des gorilles ou des éléphants en Afrique, Initiative Acres pour l’Amérique de Walmart, objectif empreinte écologique en eau neutre d’ici 2020 de Coca Cola, etc.

Et pourtant, la biodiversité semble mal se porter en France. Les relations et interactions des milieux naturels avec les organismes vivants subissent en effet les impacts de production des entreprises et 81 % des Français considèrent cet impact comme négatif voire très négatif, d’après le sondage publié jeudi 16 septembre 2010 par l’IFOP pour le compte de l’ONG WWF-France.

D’après ce sondage, réalisé auprès d’un échantillon de 1 011 personnes :

  • Parmi les cadres supérieurs, traditionnellement plus sensibles à la problématique environnementale, le pourcentage de perception négative des activités économiques atteint même 89 %.
  • L’industrie est considérée comme l’activité la plus impactante sur la nature, avec la chimie, « secteur qui polarise le plus les craintes, car l’opinion fait clairement le lien entre les pollutions chimiques et les risques pour la santé« , l’agriculture et le transport routier.
  • L’industrie du bois est en revanche moins évoquée par l’opinion, malgré la disparition à 40% des forêts mondiales au cours des 300 dernières années, ainsi que le BTP.


Le WWF, acteur de sensibilisation

WWF, commanditaire du sondage, ne s’étonne pas des résultats. « La biodiversité est un sujet neuf pour les entreprises. Nous avons réussi à les sensibiliser au changement climatique, mais nous n’avons pas encore réussi à les convaincre que sauvegarder la nature est un enjeu vital », constate Serge Orru, son directeur général.

Avec sa nouvelle étude « Les entreprises face à l’érosion de la biodiversité », le WWF souhaite fournir aux entreprises un outil concret afin de les sensibiliser sur leur impact et leur responsabilité en matière de biodiversité.
L’étude vise à à leur faire prendre conscience les entreprises de leur rôle et à les orienter vers plus d’éco-responsabilité, en montrant leurs interactions avec la biodiversité, les risques causés par leur activité.
Opportunités règlementaire, réputationnelles, participation à la création de certifications responsables, etc. sont des leviers d’actions que les entreprises peuvent activer pour préserver la biodiversité, et qui sont également expliquées dans l’étude.


Communication ou Greenwashing?

Concernant les politiques de communication sur les actions que les entreprises mènent en matière de protection de la biodiversité, 67% des Français ne sont pas convaincus de leur sincérité, y voyant plutôt un prétexte pour communiquer.

Il s’agit donc encore de greenwashing (voire notre article Le Greenwashing), un phénomène latent, durable, qui croît, et surtout qui contribue à augmenter le scepticisme des consommateurs.

D’après l’étude sur la RSE de la société Risc International, 70% des personnes interrogées n’ont aucune confiance dans les marques et seuls 12% se sentent influencés par la communication et le marketing des marques ; ils sont 8% aux Etats-Unis, 5% en Allemagne.


De fortes attentes exprimées

Avec 91% des Français estimant que les entreprises peuvent jouer un rôle important dans les années à venir, il serait temps pour les entreprises de s’intéresser à la biodiversité et de s’inspirer de l’étude du WWF.

A l’échelle internationale, le rapport « L’économie des écosystèmes et de la biodiversité des entreprises», du PNUE, publié à l’occasion du Premier Symposium mondial sur « l’entreprise la biodiversité » à Londres, montre que dans les pays en développement riches en biodiversité les chefs d’entreprises s’inquiètent de la disparition progressive du « capital naturel » de leur pays.
En Amérique latine, plus de 50% des PDG considèrent que l’appauvrissement de la biodiversité est une menace pour le développement et la croissance de leurs sociétés.

Les PDG sont 45% à partager ce sentiment en Afrique, et seulement 20% en Europe de l’Ouest.

Sources : Orsérie, UNEP, WWF-France – Les entreprises face à l’érosion de la biodiversité (Septembre 2010), Baromètre Entreprise et biodiversité (IFOP), Le blog du Marketing Durable

 

Carbone neutre, biodiversité et éco-emballages chez Puma lundi, 28, juin, 2010

Suite à l’appel lancé par le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) afin de réduire les déplacements internationaux des équipes lors de la coupe du monde 2010, la marque sportive Puma a annoncé lors de la conférence « Business for the Environment Summit » (B4E) à Séoul, qu’elle compenserait les émissions mondiales de CO2 de ses 7 équipes nationales sponsorisées.

En effet, Puma affiche une volonté éco-responsable en intégrant le développement durable dans le fonctionnement de l’entreprise et dans son cycle de production, avec pour objectifs de :

  • réduire sa consommation d’eau et d’énergie,
  • réduire ses déchets et ses émissions de CO2 de 25 % d’ici à 2015 ;
  • compenser la quantité d’émissions de CO2.

A cette fin, l’entreprise a demandé à ses bureaux, magasins et entrepôts locaux d’utiliser des sources d’énergie électrique renouvelables afin de s’aligner avec le siège « PUMAVision » en Allemagne. Les émissions du siège sont en effet compensées par un soutien actif à un parc éolien basé en Turquie, faisant du siège de la marque le premier siège social neutre en carbone de l’industrie du Sportlifestyle et des articles de sport.

    Objectif Carbone neutre

L’ensemble des émissions carbones des équipes sponsorisées par Puma correspond aux émissions de CO2 d’un total de 336 joueurs et officiels. Parmi les équipes PUMA qualifiées pour la Coupe du Monde, on retrouve l’Algérie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Italie, la Suisse et l’Uruguay.

Par cet engagement fort, Puma souhaite devenir « la première société neutre en carbone de l’industrie du Sportlifestyle », en finançant des projets en Afrique pour préserver la biodiversité.

S’inscrivant dans le cadre des programmes de RSE de la marque, ces projets de compensation destinés à l’Afrique sont audités par une société de conseil pour contrôler leur conformité aux normes de qualité internationales comme le Mécanisme de développement propre (MDP), le Gold Standard et le Voluntary Emission Reduction Standard.

    Un programme avec le PNUE en faveur de la biodiversité

Dans le cadre de l’année internationale de la biodiversité 2010, le partenariat de la marque avec  le PNUE «Play for Life» vise à sensibiliser les amateurs de football sur l’importance de la conservation des habitats et des espèces au travers de diverses compétitions de football, dont la Coupe d’Afrique des nations, ou les matches amicaux préparatoires à la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud.

Ainsi, l’Africa Unity Kit, premier maillot de football conçu pour être porté par les 12 pays d’Afrique que PUMA sponsorise, est le principal outil de collecte de fonds pour préserver la biodiversité exceptionnelle de l’Afrique et protéger la vie végétale et animale, et en particulier les espèces menacées sur le continent tels que les lions, les éléphants, les gorilles et les renards du désert.

A côté de l’Africa Unity Kit, Puma a également lancé les tee-shirts PUMA Unity, les lacets de chaussures de collection fabriqués par l’artiste de renomée Kehinde Wiley, dont le label jaune « vie » de PUMA permet aux consommateurs d’identifier les produits bénéficiant des projets soutenus par PUMAVision.

    Des éco-emballages recyclables

Puma agit également à la source, en abandonnant le PVC dans ses fabrications, lui valant une reconnaissance auprès de Greenpeace, mais aussi en innovant ses produits, notamment avec son Clever Little Bag, qui permet de :

  • réduire de 65% la consommation de papier
  • économiser 192 tonnes de plastique
  • consommer 500 000 litres de carburant de moins pour le transport et l’acheminement des produits.

Généralisé à toutes les ventes de chaussures Puma en 2011, le Clever Little Bag est un emballage à chaussures imaginé par Yves Béhar, éco-designer, pour Puma. Il s’agit d’une une boîte avec une structure en carton et une pochette en polymère recyclé, réutilisable pour d’autres usages, permettant d’un point de vue de la production et de la logistique un impact environnemental moindre et une économie de :

  • 8 500 tonnes de papier,
  • 20 millions de mégajoules d’électricité,
  • 1 million de litres de carburant et d’eau,
  • et 275 tonnes de plastiques grâce à la réduction du poids de l’emballage avec la disparition du couvercle.

De même, avec le téléphone portable solaire, élaboré en collaboration avec Sagem et dont la face arrière est un panneau de cellules solaires, pouvant permettre, pour une heure d’exposition, d’écouter de la musique pendant 1h30 ou d’envoyer 30 SMS, la marque sportive innove l’emballage du produit, composé de journal et de carton recyclés. Ce téléphone sera en vente partout dès la fin du mois de juin.

Sources : Communiqué de press Puma, Durable.com, UNEP, MarcelGreen

 

L’assurance : une démarche d’éco-conception portée sur la sensibilisation vendredi, 19, mars, 2010

Pour les assureurs, communiquer sur leurs actions de développement durable est une bonne action de valoriser leur image. Leur champs d’action reste néanmoins de l’ordre de la sensibilisation auprès du grand public ou en interne. La réduction de la consommation de papier, la réalisation d’un plan carbone ou le suivi d’une politique d’achats responsable sont des actions devenues monnaie courante.

Des actions en interne :

    En termes d’éco-conception, on peut souligner les actions de sensibilisation auprès du personnel par la diffusion de bonnes pratiques via des lettres internes ou les intranets, des propositions d’offres pour favoriser les changements de comportements au quotidien, ou mieux avec des correspondants RSE incitant leurs collègues à adopter des comportements plus respecteux de l’environnement et des formations.

  • Ainsi, le Crédit Agricole assurances a mis à la disposition de chacune de ses compagnies un responsable RSE et compte une quarantaine de corrspondants. De leur côté, Axa et CNP Assurances impliquent leurs salariés en conditionnant une partie de leur intéressement à la réduction de leur consommation de papier.
  • MMA et la MAIF sortent du lot puisqu’ells vont au delà de la sensibilisation de ses employés, en agissant directement sur les déplacements de leurs salariés. MMA organise des formations à l’éco-conduite pour ses collaborateurs « grands rouleurs », tandis que la MAIF propose une garantie dommages corporels sans surprime pour les sociétaires qui co-voiturent et collabore même avec l’agglomération de Niort pour mettre en place des lignes de bus supplémentaires.
  • L’entreprise Swiss Re, quant à elle, propose un programme de subvention pour ses employés désireux d’investir dans l’achat de véhicule hybride ou dans l’équipement de panneaux solaires pour leur maison.

 

En dommages, nouvelles tendances de consommation:

    Pour les particuliers, l’assurance s’adapte aux modes de construire et d’habiter, qui restent encore du domaine de niche :

  • Euresa, par exemple, incite à promouvoir l’utilisation d’éco-matériaux dans le cadre de réparations consécutives à un sinistre.
  • La Maif propose un Bilan éco-travaux avec un diagnostique gratuit proposé aux sociétaires victimes d’un sinistre pour identifier les travaux d’amélioration du logement afin de le rendre plus sûr, écologique et économique.
  • Chez la Macif, une offre de crédit bonifié est disponible pour les sociétaires qui souhaitent acquérir des dispositifs d’économie d’énergie éligibles au crédit d’impôt
  • La Maaf mise sur le bonus : 40€ offerts pour les propiétaires qui font réaliser un diagnostique de performance énergétique et un Pur Bonus pour ceux qui équipent leur maison de systèmes limitant la facture énergétique.

    Pour les entreprises, les approches des assureurs sont différentes :

  • Matmut encourage ses garages agréés à réparer les pièces plutôt qu’à les remplacer et les sensibilise à revaloriser des déchets.
  •  Axa dispose d’une offre Green Miles promouvant l’éco-conduite et récompensant les flottes de véhicules d’entreprise qui baissent leur consommation de carburant.

Source : L’argus de l’assurance

 

Un fabricant de cartouches augmente ses ventes grâce à l’éco-conception vendredi, 26, février, 2010

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Le fabricant nantais de cartouches Armor récolte les fruits de l’éco-conception : une progression des ventes d’Armor Office Printing (AOP) de 13 % en 2009, à 49 millions d’euros, a été enregistrée.

D’après le dirigeant, Hubert de Boisredon, l’activité AOP est devenu l’un des piliers de la rentabilité du groupe : le chiffre d’affaires consolidé du groupe est passé de 141,3 millions d’euros en 2008 à 143,5 millions en 2009.

En 2007, le groupe Armor décide de renforcer sa démarche de recyclage des cartouches laser avec l’Alternative Print Program, un programme avec quatre objectifs majeurs :

  • Réduire les déchets
  • Produire plus propre
  • Assurer la collecte responsable des cartouches utilisées
  • Recycler 100 % des cartouches en fin de vie

Ainsi, en augmentant le nombre de composants d’origine pouvant être ré-employés, 95 % d’une cartouche laser sont recyclables et les cartouches arrivées en bout de course sont revalorisées en matières premières secondaires pour l’industrie afin d’échapper à l’incinération ou à l’enfouissement.

Pour Hubert de Boisredon, l’éco-conception se présente aujourd’hui comme un facteur commercial très fort, notamment auprès des grandes banques françaises et des entreprises du CAC 40 engagées dans une démarche RSE.

Source : La Tribune

 

L’exemple de Lafuma lundi, 9, juin, 2008

Lafuma est une entreprise pionnière en terme d’éco-conception : elle a adopté une démarche structurée de développement durable, en favorisant l’éco-conception de ses produits, mais également en développant une stratégie de communication et de partenariats. L’éco-innovation et l’éco-communication de Lafuma crédibilise cette démarche, remédiant ainsi au greenwashing (ou le polémique marketing vert) et au scepticisme des consommateurs.

L’engagement de Lafuma est à la fois :

  • Philosophique : La démarche RSE de Lafuma marque une volonté des dirigeants de promouvoir l’évolution nécessaire de la société vers des modes de production et de consommation éco-responsables.
  • Stratégique/Technologique : L’éco-conception, source d’innovation et de différentiation de la conception du produit à sa livraison sur un marché très concurrentiel.
  • Économique : Moins de matières, moins d’énergie, moins de déchets pour des produits plus polyvalents, durables, plus sûrs et plus confortables améliore la productivité tout en favorisant le bien être social.

En amont, la démarche d’éco-conception de Lafuma s’articule autour des axes suivants :

  • Evaluation environnementale d’un produit existant
  • Identification des points noirs
  • Cahier des Charges Fonctionnel & Environnemental, qui étaye l’ACV
  • Sélection des pistes d’amélioration
  • Conception, design et réalisation de prototypes
  • Commercialisation et communication
  • exemple de produit éco-conçu

Exemple de produit Lafuma éco-conçu

Lafuma a également mis en place un Système de Management Environnemental (voir notre article sur le SME) performant, qui s’appuie sur :

  • Une volonté de s’engager dans le développement durable, en s’entourant de différents partenaires (France Nature Environnement FNE puis WWF)
  • Une volonté pionnière émanant de la Direction d’intégrer le développement durable dans la stratégie d’entreprise, sous la forme de :

-Soutien de cabinets spécialisés (O2 France, Ethicity)
-Analyses et développement en partenariat avec des sociétés expertes : CTC, Ademe
-Mise en place d’une organisation interne adaptée
-Sensibilisation interne pour mobiliser l’ensemble des salariés

  • L’éco-communication valorisant l’implication du personnel, des tiers et des clients afin de favoriser la transparence de l’information et la participation collective à l’éco-conception, avec, entre autres, son label de développement durable « Pure Leaf Project », basé sur une charte interne établissant des objectifs clairs pour sa politique de Développement Durable

Par ailleurs Lafuma veut faire preuve de crédibilité en associant le WWF à sa démarche de développement durable dans son ensemble. Le partenariat Lafuma – WWF a pour vocation à promouvoir et diffuser des produits partage : une gamme de sacs scolaires et bagagerie éco-conçues aux couleurs du panda dont une partie du prix est reversée au WWF.

Un comité de pilotage est organisé tous les deux mois, composés de membres du WWF et de représentants de tous les départements de Lafuma, pour animer six groupes de travail : production, logistique, conception produits, ressources humaines, force de vente et communication.

Au-delà du travail d’éco-conception, la démarche développement durable se généralise progressivement à toute l’entreprise : rénovation de l’atelier peinture, mise en place d’une navette pour les salariés, ouverture d’un éco-resto, réflexion énergétique, la « journée environnement » pour l’ensemble des salariés pour échanger sur les enjeux de la protection de la planète. (more…)