Le blog de l'éco-conception

L'éco-conception, une démarche de progrès continu

L’analyse du cycle de vie pour calculer l’empreinte écologique des téléphones portables mardi, 18, mai, 2010

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En 2008, l’Ademe et Codde ont analysé le cycle de vie d’un mobile « moyen » de deuxième génération révélant que :

  • La phase de fabrication est celle qui impacte le plus
  • La phase de transport est très faiblement contributrice aux impacts sur l’ensemble des indicateurs environnementaux, sauf pour la destruction de la couche d’ozone, où elle génère 10 % de la pollution
  • La phase d’utilisation est responsable de 1 % à 19 % des impacts.

Une étude plus approfondie a ensuite permis d’identifier les éléments du téléphone qui sont le plus responsables des impacts environnementaux :

  • L’écran LCD
  • L’ensemble électronique hors batterie et écran
  • La batterie Lithium-ion
  • Le chargeur

Une autre étude menée par Eric Williams (Arizona State University, USA), Jinglei Yua et Meiting Jua (Nankai University, Chine) analyse l’ACV d’un téléphone portable et les flux de matière pour calculer l’empreinte globale d’un mobile fabriqué et utilisé en Chine.

Les résultats pointent également le processus de fabrication, qui concentre 50% de toute l’énergie consommée sur l’ensemble du cycle de vie, contre seulement 20% pour la phase d’utilisation. En revanche pour la France le poids de la phase d’utilisation est de l’ordre de 5%.

Avec l’ACV et l’évaluation des impacts environnementaux, l’écoconception permet d’identifier les axes d’amélioration, comme l’exclusion des substances chimiques dangereuses pour l’environnement, ou la conception de boîtiers recyclables.

    Parmi les marques de téléphones portables, Greenpeace garde au top de son classement 2010 Nokia, notamment grâce à son programme de récupération de mobiles usagés  avec 5.000 points de collecte dans 84 pays.

L’exemple de Nokia

Nokia lance en effet en 2008 sa campagne locale d’accompagnement en France en partenariat avec le WWF pour améliorer le processus de récupération des mobiles. 1000 points de vente et de service après-vente Nokia Care disposent ainsi de boîtes de collecte dédiées aux mobiles, similaires à celles destinées aux piles usagées. A l’échelle internationale, ce sont 85 pays qui ont mis en place des actions en vue de favoriser recyclage.

En 2008, 5 euros étaient reversés au WWF pour chaque portable reçu, et destinés à accompagner la sauvegarde de la Loire :

  • 5 euros, c’est 5 m² de riches vasières de l’estuaire de la Loire réhabilitées
  • 5 euros, c’est 15m² de forêts alluviales des bords de Loire qui sont sauvegardées

De même, en rejoignant le programme  « Climate Savers »  du WWF, Nokia compte diviser par 2 l’énergie de réserve utilisée par ses chargeurs de téléphones mobiles, grâce à l’utilisation de l’électricité verte pour alimenter 50 % de ses centres d’ici 2010 et à la réduction de ses besoins énergétiques globaux de ses sites de 6 % d’ici 2012.

Le Nokia 3110 Evolve, 1er mobile éco-conçu de Nokia en France, lancé en juin 2008 par Bouygues Telecom Entreprises, renforce la démarche d’éco-conception plus respectueuse de l’environnement entreprise par Nokia. Son enveloppe est composée à plus de 50% de bioplastique provenant de sources renouvelables, et son emballage est en matériau 60% recyclé avec un chargeur utilisant 94% d’énergie en moins que ce qu’exige le label Energy Star.

    On peut également souligner la performance environnementale de modèles d’autres marques de téléphones :
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L’enjeu des technologies propres mardi, 12, février, 2008

Les TIC peuvent faire l’objet d’une démarche d’éco-conception : elles peuvent accompagner le développement d’une activité tout en contribuant à limiter les impacts environnementaux et améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, des transports….

Dans un contexte où l’organisation des connaissances est devenue un enjeu majeur, les TIC présentent des opportunités d’échanges internationaux et les « clean-technologies » sont aussi une chance de faire progresser l’application des principes du développement durable dans le secteur des TIC.

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Sous les parrainages du Ministère de l’écologie du développement et de l’aménagement durables (MEDAD), et de la Commission européenne ‘Société de l’information et médias’, l’ACIDD a initié le programme TIC21. Ce programme consiste en des rencontres de type professionnelles et informelles, propices aux échanges d’idées et à la coopération afin de sensibiliser les acteurs du développement durable, de la société de l’information et des nouvelles technologies à la pertinence d’une collaboration et du rapprochement de leurs problématiques. Elles sont l’occasion de dresser des constats et états des lieux, de faire des propositions, de faire connaître des réseaux actifs et les bonnes pratiques existantes.

 

 

Quelques exemples

  • La vidéoconférence, le télétravail peuvent permettre de diminuer directement les impacts environnementaux de l’activité humaine.
  • Les technologies de l’information permettent l’organisation du co-voiturage, du partage de propriété sur les voitures, rendent pratiques les transports en commun.
  • Les outils TIC permettent de simuler, d’analyser l’utilisation des ressources et de hiérarchiser leur traitement. Le succès de Londres sur la circulation routière est clairement lié à une utilisation très intelligente des technologies de l’information.

Toute démarche de développement durable est fondée sur la participation, la gouvernance (‘empowerment’), le collectif, le collaboratif. On peut même parler de co-gestion, de co-décision, de co-production. Pour cela, il convient de faire progresser réellement le niveau culturel global, et donc d’éduquer et de former.

 

Les TIC sont cependant fabriquées avec des matières très polluantes et consomment toujours plus d’énergie

Avec l’augmentation du nombre d’internautes et la nécessité grandissante du recours à l’internet dans le quotidien, le facteur du coût de gestion des données et les coûts énergétiques liés prennent une dimension gigantesque.

(more…)

 

Le MacBook Air éco-conçu par Apple lundi, 21, janvier, 2008

D’abord critiqué en octobre dernier par l’organisation écologiste Greenpeace avec son Iphone, qualifié « d’innovation loin de toute préoccupation écologique », Apple est salué pour ses « premiers pas vers l’éco-conception » son MacBook Air un ordinateur sans arsenic ni mercure.

Selon Greenpeace, le MacBook Air va au-delà des exigences de la réglementation européenne RoHS (Restriction des substances dangereuses), défiant ainsi toute concurrence.

Le nouveau MacBook Air s’inscrit dans une démarche environnementale en utilisant moins en ressources, puisqu’il ne contient pas de retardateurs de flamme bromés (RFB) et de PVC (un plastique chloré, dans le câblage de la carte mère), qui sont des substances nuisibles à l’environnement et à la santé publique ainsi qu’au recyclage. Sony avait déjà eu recours à cette technique sur plusieurs modèles de sa gamme d’ordinateurs portables, Vaio.

Les cyberactivistes engagés dans la campagne ‘Greenmyapple’ soutiennent Apple afin que cette entreprise devienne plus écoresponsable, et se place en tête de course en matière d’éco-conception.

Steve Jobs présente le MacBook Air

le 15 janvier 2008 à San Francisco

 

Etat des lieux sur les DEEE vendredi, 4, janvier, 2008

La directive DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques ménager) repose sur le principe de responsabilité élargie des producteurs d’équipements électriques et électroniques qui ont l’obligation de prendre en charge l’élimination des équipements une fois ceux-ci usagés.

Mise en place depuis le 15 novembre 2006, la filière européenne DEEE vise à réduire la part de déchets dangereux qui est en forte croissance. La mise en œuvre d’une organisation spécifique au recyclage de déchets est rendue nécessaire par la dangerosité ou la toxicité de certaines substances qu’ils contiennent et l’impact très important sur l’environnement de l’exploitation de matières premières entrant dans leurs compositions.

Cette filière fait écho à la directive européenne du 27 janvier 2003, qui traite aussi bien de la conception des produits en amont (RoHS) que de la collecte et des modes de traitement des déchets avec comme objectif, un taux moyen annuel de collecte sélective des DEEE provenant des ménages d’au moins 4kg/an par habitant.

les pouvoirs publics organisent l’enlèvement, le tri, la dépollution et le recyclage des équipements pour assurer une dépollution et un traitement des DEEE : Ecologic, Eco-Systèmes, ERP et Récylum.

Par ailleurs, l’affichage lors de la vente d’un appareil du montant de l’éco-contribution acquittée par les producteurs aux éco-organismes agréés est un moyen efficace pour informer le consommateur. En 2007, le montant annuel des éco-contributions versées aux éco-organismes a représenté plus de 160 millions d’euros.

Cela permet de donner des indications sur le coût de la gestion des déchets, de la traçabilité, du respect de l’environnement et de la santé, et contribue ainsi l’émergence du sens d’éco-responsabilité collective.

Toutefois, il existe quelques limites à cette filière : la vente à distance pour les achats hors territoire et la traçabilité, qui doit encore être améliorée.

De plus, cette mesure n’apparaît que peu incitative car elle ne permet pas de différencier la contribution versée par les producteurs en fonction de critère d’éco-conception.

Au niveau des professionnels, pour les produits achetés avant le 13 août 2005, l’entreprise est seule responsable, tant au niveau de l’organisation, que du financement du recyclage. Tandis que pour les produits mis sur le marché après le 13 août 2005, le producteur de l’équipement est responsable de son élimination. La mise en place de la filière s’avère donc confuse et se concrétise par « système individuel » de reprise et de traitement des DEEE face à l’absence de prise en charge par les éco-organismes.

C’est pourquoi, certains producteurs ont optent pour la solution individuelle mutualisée.

Retrouvez les dossiers de l’actu-environnement et de l’ADEME sur les DEEE : http://www.actu-environnement.com/ae/dossiers/DEEE/DEEE_sommaire.php4

http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?catid=14687

 

Le cadre juridique de l’éco-conception lundi, 17, décembre, 2007

Filed under: 8. Règlementations et normes — ecoconception @ 4:45
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Le champ d’application de l’éco-conception est régi par:

3 directives européennes

  • La directive 2005/32/CE du 6 juillet 2005, qui établit un cadre pour fixer des exigences en matière d’éco-conception
  • La directive 2002/95/CE du 27 janvier 2003 dite ROHS (Restriction of Hazardous Substances), qui interdit a partir du 1er Juillet 2006 l’utilisation de certaines substances dangereuses
  • La directive 2002/96/CE du 27 Janvier 2003 dite WEEE (Waste of Electric and Electronic Equipments), qui impose la collecte, le traitement et la valorisation de tous les déchets

– Les normes ISO dans le cadre de l’approche « site »

  • ISO 14004 et 14061 qui établit les grandes lignes de la stratégie de management environnemental
  • ISO 14001 qui approfondit la stratégie de management environnemental
  • Série ISO 14010, qui traite de l’audit environnemental
  • Série ISO 14030, qui permet d’évaluer les performances environnementales d’une entreprise

– les normes ISO dans le cadre de l’approche « produit »

  • La norme XP ISO/TR 14062 qui indique la prise en compte de l’environnement dans la conception du produit.
  • La série ISO 14040 qui traite de l’analyse du cycle de vie du produit
  • La série ISO 14020 qui traite de l’étiquetage environnemental