Le blog de l'éco-conception

L'éco-conception, une démarche de progrès continu

Biodiversité : des français sceptiques, malgré des initiatives vendredi, 17, septembre, 2010

Cette année 2010, l’« année internationale de la biodiversité », est marquée par de nombreuses initiatives réalisées en vue d’impliquer davantage les entreprises dans la protection et la préservation de la biodiversité :
programme des Radios Francophones Publiques commun aux auditeurs de chacun de leurs pays consacré à la biodiversité, concours « Capitale française de la biodiversité » de Natureparif, les atlas de la biodiversité, concours « Ecologie » de Lafuma-WWF, tenue de football de Puma pour la protection des gorilles ou des éléphants en Afrique, Initiative Acres pour l’Amérique de Walmart, objectif empreinte écologique en eau neutre d’ici 2020 de Coca Cola, etc.

Et pourtant, la biodiversité semble mal se porter en France. Les relations et interactions des milieux naturels avec les organismes vivants subissent en effet les impacts de production des entreprises et 81 % des Français considèrent cet impact comme négatif voire très négatif, d’après le sondage publié jeudi 16 septembre 2010 par l’IFOP pour le compte de l’ONG WWF-France.

D’après ce sondage, réalisé auprès d’un échantillon de 1 011 personnes :

  • Parmi les cadres supérieurs, traditionnellement plus sensibles à la problématique environnementale, le pourcentage de perception négative des activités économiques atteint même 89 %.
  • L’industrie est considérée comme l’activité la plus impactante sur la nature, avec la chimie, « secteur qui polarise le plus les craintes, car l’opinion fait clairement le lien entre les pollutions chimiques et les risques pour la santé« , l’agriculture et le transport routier.
  • L’industrie du bois est en revanche moins évoquée par l’opinion, malgré la disparition à 40% des forêts mondiales au cours des 300 dernières années, ainsi que le BTP.


Le WWF, acteur de sensibilisation

WWF, commanditaire du sondage, ne s’étonne pas des résultats. « La biodiversité est un sujet neuf pour les entreprises. Nous avons réussi à les sensibiliser au changement climatique, mais nous n’avons pas encore réussi à les convaincre que sauvegarder la nature est un enjeu vital », constate Serge Orru, son directeur général.

Avec sa nouvelle étude « Les entreprises face à l’érosion de la biodiversité », le WWF souhaite fournir aux entreprises un outil concret afin de les sensibiliser sur leur impact et leur responsabilité en matière de biodiversité.
L’étude vise à à leur faire prendre conscience les entreprises de leur rôle et à les orienter vers plus d’éco-responsabilité, en montrant leurs interactions avec la biodiversité, les risques causés par leur activité.
Opportunités règlementaire, réputationnelles, participation à la création de certifications responsables, etc. sont des leviers d’actions que les entreprises peuvent activer pour préserver la biodiversité, et qui sont également expliquées dans l’étude.


Communication ou Greenwashing?

Concernant les politiques de communication sur les actions que les entreprises mènent en matière de protection de la biodiversité, 67% des Français ne sont pas convaincus de leur sincérité, y voyant plutôt un prétexte pour communiquer.

Il s’agit donc encore de greenwashing (voire notre article Le Greenwashing), un phénomène latent, durable, qui croît, et surtout qui contribue à augmenter le scepticisme des consommateurs.

D’après l’étude sur la RSE de la société Risc International, 70% des personnes interrogées n’ont aucune confiance dans les marques et seuls 12% se sentent influencés par la communication et le marketing des marques ; ils sont 8% aux Etats-Unis, 5% en Allemagne.


De fortes attentes exprimées

Avec 91% des Français estimant que les entreprises peuvent jouer un rôle important dans les années à venir, il serait temps pour les entreprises de s’intéresser à la biodiversité et de s’inspirer de l’étude du WWF.

A l’échelle internationale, le rapport « L’économie des écosystèmes et de la biodiversité des entreprises», du PNUE, publié à l’occasion du Premier Symposium mondial sur « l’entreprise la biodiversité » à Londres, montre que dans les pays en développement riches en biodiversité les chefs d’entreprises s’inquiètent de la disparition progressive du « capital naturel » de leur pays.
En Amérique latine, plus de 50% des PDG considèrent que l’appauvrissement de la biodiversité est une menace pour le développement et la croissance de leurs sociétés.

Les PDG sont 45% à partager ce sentiment en Afrique, et seulement 20% en Europe de l’Ouest.

Sources : Orsérie, UNEP, WWF-France – Les entreprises face à l’érosion de la biodiversité (Septembre 2010), Baromètre Entreprise et biodiversité (IFOP), Le blog du Marketing Durable

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Oddo AM, investisseur pionnier en éco-innovation mardi, 15, juillet, 2008

Filed under: 7. Initiatives — ecoconception @ 10:01
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Oddo AM lève près de 80 millions d’euros pour le secteur de l’éco-innovation. L’équipe de Private Equity dénombre 9 investissements à impact positif, s’élevant à 14 millions d’euros, faisant d’Oddo AM, un des acteurs les plus dynamiques en Europe sur le segment de l’éco-innovation, encore peu exploité.

Depuis 2006, Oddo Asset Management a lancé une activité de Private Equity avec la volonté de devenir un acteur majeur du capital-investissement en développant son offre autour de trois axes : capital développement (growth), fonds de fonds ; capital-risque (venture).

Les nouveaux investissements concernent différents secteurs :

  • Technologie de suivi de la problématique odeur : 80% des plaintes dans l’environnement sont liées aux odeurs.

Odotech, société franco-canadienne, est la seule société au monde à commercialiser auprès de sites industriels une technologie de suivi de la problématique odeur en temps réel et 24h/24h. Aux côtés de co-investisseurs canadiens spécialisés dans l’environnement, Oddo AM a participé à un deuxième tour de table de 2,7 millions d’euros afin de financer le développement commercial international.

  • Les éoliennes pour les particuliers, leur permettant souvent de réduire drastiquement leur facture d’électricité.

Créée en 2006, France Eoliennes est devenue en moins de deux ans un acteur

incontournable du marché des petites éoliennes avec plus de 400 unités vendues. Afin d’accompagner la société dans son développement commercial, Oddo AM a investi 2 millions d’euros.

  • L’efficacité énergétique dans les chaudières industrielles

La société française Catalysair commercialise un procédé innovant d’optimisation du rendement des chaudières industrielles par diffusion de vapeurs catalytiques à base de manganèse qui optimise l’oxydation thermique de poly-combustibles. Ainsi ce procédé permet d‘augmenter le rendement énergétique de la chaudière, de diminuer l’encrassement et donc les coûts de maintenance, et enfin, de baisser les émissions polluantes. Oddo AM et CM-CIC Asset Management ont investi 1,5 million d’euros.

Source: cfo-news

 

Le luxe dans l’éco-conception mardi, 15, avril, 2008

Filed under: 1. Objectifs — ecoconception @ 10:10
Tags: , , ,

Avec l’étude « Deeper luxury », le WWF veut sensibiliser les grandes marques internationales du luxe aux stratégies socialement responsables, en publiant un classement des marques de luxe en fonction des analyses faites par la presse (500 articles) et deux ONG : L’Ethical Investment Research Service (EIRIS) et l’institut suisse de recherche Covalence.

Parmi les groupes français évalués, trois sur quatre obtiennent la meilleure note: L’Oréal, Hermès, LVMH

« Nous appelons l’industrie du luxe à donner naissance à une nouvelle définition du luxe, avec des valeurs plus profondes vouées à l’excellence sociale et environnementale » , commente Anthony Kleanthous, conseiller politique de WWF-UK et co-rédacteur du rapport.

Pour WWF, les célébrités, qui ont un influence considérable sur les consommateurs, joue également un rôle dans la promotion de marques souscieuses de l’environnement. L’organisation a ainsi créé un guide pour leur aider à adopter un comportement plus durable : “Star Charter”.

Selon Flavia Micilotta, responsable du secteur « Luxury Goods & Cosmetics » au sein de Vigeo, l’agence de notation sociale et environnementale, le packaging et l’éco-conception sont les critères pris en compte dans l’impact environnemental : « concernant les produits cosmétiques, le plus important réside dans l’évaluation des ingrédients utilisés à travers leur impact sanitaire et la transparence des entreprises sur les substances qu’elles utilisent ».

Avec ce rapport Deeper Luxury, WWF met en avant les nouvelles attentes des consommateurs, qui souhaitent les marques une attitude éco-responsable. D’après WWF, cette constatation ne se confine pas à un continent : il émerge une vague de conscience qui affecte également le comportement des consommateurs en Asie, en Amérique Latine, et même en Chine, principalement issus des classes moyennes.

Source: La lettre de l’économie responsable (Novethic)

 

L’éco-conception, stratégie managériale de BNP Paribas Assurance vendredi, 21, mars, 2008

bnp.jpgDans le cadre de sa démarche Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE), BNP Paribas Assurance vient d’organiser pour ses collaborateurs sa première opération événementielle « éco-conçue » qui a réuni plus de 1600 personnes au Carrousel du Louvre.

L’engagement de BNP Paribas Assurance dans une politique active de développement durable concrétise depuis 2006 les attentes de ses collaborateurs et de ses parties prenantes en matière de RSE : Investissement Socialement Responsable, aide au développement local, offres de produits sur les risques aggravés… L’accent est également porté sur l’implication des collaborateurs.

En effet, cet événement éco–conçu, s’est organisé autour de trois levier :

  • la gestion responsable des matières premières avec pour objectif une quantité de déchets moindre, à titre d’exemple la moquette utilisée (550 m2 ) a été intégralement donnée à une entreprise de recyclage et la décoration florale a été remise en terre ou offerte aux collaborateurs à l’issue de la soirée,
  • la nourriture bio à 90%, issue du commerce équitable et privilégiant les produits de saison,
  • l’évaluation et la limitation des émissions de gaz à effet de serre (GES) via un bilan carbone.

Pour mettre en place cette opération et évaluer son impact environnemental, BNP Paribas Assurance s’est appuyé sur un bilan carbone, élaboré par Axen Carbon. Ce qui a permis de quantifier les émissions de CO2 de la soirée et d’en identifier les principales sources, dans l’objectif de les atténuer : 13,1 tonnes (teq) CO2 , ce qui correspond aux émissions d’ 1,5 français pendant 1 an, ou exprimé différemment, équivaut à un parcours de 51 000 km avec une voiture diesel de 7 CV en parcours mixte ville/route.

Pour réduire les émissions de carbone, BNP Paribas Assurance a organisé un système de covoiturage (www.covoiturage.assurance.bnpparibas.com). Cette mesure s’est avéré très efficace : ainsi on estime que plus de 800 personnes ont covoituré, évitant le déplacement de 386 véhicules, ce qui a permis une économie d’environ 3,5tonnes (teq) CO2, soit 20% des émissions directes de la soirée.

Par ailleurs, en tenant compte du bilan carbone élaboré en début d’opération et en retravaillant l’écoconception des menus, il a été possible de réduire de 20% les émissions liées aux produits utilisés par le traiteur.

BNP Paribas Assurance a choisi de compenser ses émissions de Gaz à effet de serre en participant au financement de projets d’énergies renouvelables et d’économie d’énergie sélectionnés par la société Climat Mundi, à hauteur de ces mêmes émissions.

A l’occasion de cet événement, Vincent Dumont, Directeur Général de Chaïkana, l’agence de communication événementielle qui a accompagné BNP PARIBAS Assurance dans la conception et la production de la soirée, a déclaré : « BNP Paribas Assurance a su aller jusqu’au bout de sa démarche socialement responsable en mettant en application de façon concrète, lors de cette soirée dédiée aux collaborateurs, son message stratégique. La compagnie leur donne ainsi l’opportunité de participer à un événement « durable » et fait preuve d’une grande cohérence entre sa stratégie externe et ce qu’elle propose concrètement à ses collaborateurs ».

 

Retrouvez le communiqué de presse