Le blog de l'éco-conception

L'éco-conception, une démarche de progrès continu

Vers des bouteilles d’eau éco-responsables? jeudi, 8, juillet, 2010

Le marché de la bouteille d’eau tend vers des modes de production et de consommation plus éco-responsables et les acteurs du secteur cherchent progressivement de nouvelles innovations pour favoriser les éco-emballages.

1. Les matériaux

Le choix des acteurs de l’industrie des bouteilles d’eau d’innover avec de nouveaux matériaux répond à une volonté d’améliorer la

recyclabilité et la biodégradabilité des produits, visant à augmenter leur durabilité.

Le PLA, bioplastique d’origine végétale renouvelable

L’eau minérale de Belu est embouteillée dans un contenant entièrement compostable (PLA),

dont les profits sont reversés à des projets projets de purification de l’eau partout dans le monde

et dont le partenariat avec l’association WaterAid permet à une personne en Inde ou en Afrique

d’avoir de l’eau pure pendant un mois pour chaque bouteille achetée par un consommateur britannique

(Royaume-Uni).

Cette bouteille bénéficie en plus d’une réduction des émissions de transport, puisque la marque refuse

l’exportation de ses bouteilles.

Belu, un exemple d’éco-conception et d’éco-bouteille

Le polyéthylène téréphtalate PET, matériau plastique offrant une propriété recyclable

La bouteille ENSO d’Earth Water en PET 100 % biodégradable et recyclable est  conçue à base d’amidon de maïs sans OGM

et se transforme en biomasse ou biogaz (Canada).

écobouteille ENSO

La bouteille Ecopure d’ENSO Bottles présente l’avantage d’être fabriquée de PET biodegradable dans les environnements

aérobique et anaérobique, et la possibilité d’être recyclée avec les autres bouteilles PET classiques (Etats-Unis).


Le rPET, du PET recylé

Alors que le PET est un matériau recyclable, le rPET consiste en du PET recylé. Il peut être « propre », c’est-à-dire issu des rebuts

de production de bouteilles ou préformes ou provenir des déchets ménagers.

On retrouve ce matériau recyclé qui permet de concilier la préservation des qualités des eaux minérales naturelles et la réduction

des impacts sur l’environnement des emballages dans :

  • La bouteille d’eau Montclair de Nestlé Waters Canada fabriquée à partir de 100% de rPET
  • L’Eco Réserve de 8 litres de Volvic 100% recyclable ( 40% de rPET)
  • La bouteille d’eau Naya faites à 100% de plastique recyclé PET post consommation, avec une réduction de 30% de l’empreinte carbone (Canada).

Ainsi, l’utilisation du RPET s’inscrit dans une démarche d’éco-conception des emballages.

Les matières végétales

La bouteille « Plantbottle » de Coca-Cola (voir notre article La Démarche De Coca-Cola) est 100% recyclable et composée

de pétrole et de matière végétale, issue de la canne à sucre et de la mélasse. La bouteille permet de réduire de 25% les émissions

de CO2 par rapport à une bouteille classique PET.

La bouteille d’eau de Water & Mineral Water en bioplastique recyclable, 100% végétale et entièrement compostable est

réalisée en acide lactique issu du maïs pour le corps du flacon, en fécule de pomme de terre pour le bouchon, et l’étiquette

en acétate de cellulose adhère grâce à une colle végétale (France).

    et plus respectueuse de l’environnement

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Carbone neutre, biodiversité et éco-emballages chez Puma lundi, 28, juin, 2010

Suite à l’appel lancé par le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) afin de réduire les déplacements internationaux des équipes lors de la coupe du monde 2010, la marque sportive Puma a annoncé lors de la conférence « Business for the Environment Summit » (B4E) à Séoul, qu’elle compenserait les émissions mondiales de CO2 de ses 7 équipes nationales sponsorisées.

En effet, Puma affiche une volonté éco-responsable en intégrant le développement durable dans le fonctionnement de l’entreprise et dans son cycle de production, avec pour objectifs de :

  • réduire sa consommation d’eau et d’énergie,
  • réduire ses déchets et ses émissions de CO2 de 25 % d’ici à 2015 ;
  • compenser la quantité d’émissions de CO2.

A cette fin, l’entreprise a demandé à ses bureaux, magasins et entrepôts locaux d’utiliser des sources d’énergie électrique renouvelables afin de s’aligner avec le siège « PUMAVision » en Allemagne. Les émissions du siège sont en effet compensées par un soutien actif à un parc éolien basé en Turquie, faisant du siège de la marque le premier siège social neutre en carbone de l’industrie du Sportlifestyle et des articles de sport.

    Objectif Carbone neutre

L’ensemble des émissions carbones des équipes sponsorisées par Puma correspond aux émissions de CO2 d’un total de 336 joueurs et officiels. Parmi les équipes PUMA qualifiées pour la Coupe du Monde, on retrouve l’Algérie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Italie, la Suisse et l’Uruguay.

Par cet engagement fort, Puma souhaite devenir « la première société neutre en carbone de l’industrie du Sportlifestyle », en finançant des projets en Afrique pour préserver la biodiversité.

S’inscrivant dans le cadre des programmes de RSE de la marque, ces projets de compensation destinés à l’Afrique sont audités par une société de conseil pour contrôler leur conformité aux normes de qualité internationales comme le Mécanisme de développement propre (MDP), le Gold Standard et le Voluntary Emission Reduction Standard.

    Un programme avec le PNUE en faveur de la biodiversité

Dans le cadre de l’année internationale de la biodiversité 2010, le partenariat de la marque avec  le PNUE «Play for Life» vise à sensibiliser les amateurs de football sur l’importance de la conservation des habitats et des espèces au travers de diverses compétitions de football, dont la Coupe d’Afrique des nations, ou les matches amicaux préparatoires à la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud.

Ainsi, l’Africa Unity Kit, premier maillot de football conçu pour être porté par les 12 pays d’Afrique que PUMA sponsorise, est le principal outil de collecte de fonds pour préserver la biodiversité exceptionnelle de l’Afrique et protéger la vie végétale et animale, et en particulier les espèces menacées sur le continent tels que les lions, les éléphants, les gorilles et les renards du désert.

A côté de l’Africa Unity Kit, Puma a également lancé les tee-shirts PUMA Unity, les lacets de chaussures de collection fabriqués par l’artiste de renomée Kehinde Wiley, dont le label jaune « vie » de PUMA permet aux consommateurs d’identifier les produits bénéficiant des projets soutenus par PUMAVision.

    Des éco-emballages recyclables

Puma agit également à la source, en abandonnant le PVC dans ses fabrications, lui valant une reconnaissance auprès de Greenpeace, mais aussi en innovant ses produits, notamment avec son Clever Little Bag, qui permet de :

  • réduire de 65% la consommation de papier
  • économiser 192 tonnes de plastique
  • consommer 500 000 litres de carburant de moins pour le transport et l’acheminement des produits.

Généralisé à toutes les ventes de chaussures Puma en 2011, le Clever Little Bag est un emballage à chaussures imaginé par Yves Béhar, éco-designer, pour Puma. Il s’agit d’une une boîte avec une structure en carton et une pochette en polymère recyclé, réutilisable pour d’autres usages, permettant d’un point de vue de la production et de la logistique un impact environnemental moindre et une économie de :

  • 8 500 tonnes de papier,
  • 20 millions de mégajoules d’électricité,
  • 1 million de litres de carburant et d’eau,
  • et 275 tonnes de plastiques grâce à la réduction du poids de l’emballage avec la disparition du couvercle.

De même, avec le téléphone portable solaire, élaboré en collaboration avec Sagem et dont la face arrière est un panneau de cellules solaires, pouvant permettre, pour une heure d’exposition, d’écouter de la musique pendant 1h30 ou d’envoyer 30 SMS, la marque sportive innove l’emballage du produit, composé de journal et de carton recyclés. Ce téléphone sera en vente partout dès la fin du mois de juin.

Sources : Communiqué de press Puma, Durable.com, UNEP, MarcelGreen

 

Un éco-packaging pour Kibio lundi, 14, juin, 2010

Filed under: 7. Initiatives — ecoconception @ 11:49
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Kibio, la marque de cosmétique bio et SGD, le leader mondial du flaconnagelance un concours éco-design Jeunes Talents : « Dessinez un éco-packaging pour la marque Kibio ».

Les candidats doivent imaginer le packaging (pot en Verre Infini et emballage) de la « Crème Originelle », la nouvelle crème 100 % éco-conçue de Kibio.

Ouvert aux étudiants en école de design et d’arts ainsi qu’aux jeunes designers de moins de 30 ans (en France métropolitaine, Suisse et Belgique). Le concours est ouvert depuis le 7 juin sur http://www.verreinfini.com/concours.

1er prix : 5000 € et la possibilité de voir sa création réalisée
2ème prix : 1000 €

Kibio offre une cosmétique naturelle biologique certifiée Ecocert et Cosmebio (voir notre article L’éco-conception et la cosmétique), avec des produits riches en principes actifs, une association avec un rituel de beauté fondé sur le concept de l’énergie vitale. Fondée sur des valeurs éthiques de respect de l’autre, la marque est aussi labellisée One Voice, garantissant qu’aucune expérimentation animale n’a été effectuée pour la conception des produits.

    Quant à SGD, il s’agit du premier industriel du verre à avoir créé le Verre Infini, verre recyclable et recyclé à 100 %.

 

L’éco-conception et la cosmétique lundi, 31, mai, 2010

Des tendances à l’éco-conception

Selon le guide RSE et initiative durable dans l’industrie de la beauté 2010 publié par Organic Monitor, l’emballage, dont l’impact environnemental est élevé, est l’un des principaux axe d’amélioration des entreprises en termes de réduction d’emballages, de revalorisation, de réduction du poids, ou de nouveaux matériaux d’emballage tels que les biopolymères et les bambous.

Ce rapport montre que « les entreprises de cosmétiques naturels et biologiques sont celles qui ouvrent la voie en matière de RSE et de développement durable »

D’autre part, une enquête réalisée par EskoArtwork, Adobe et l’International Packaging Institute (IPI) en 2009 révèle que les motivations-clés pour le développement d’emballages durables sont :

  • la demande des consommateurs (70%),
  • les réglementations et la législation (64%),
  • les exigences des distributeurs,

84% pensent que les « contraintes environnementales et sociologiques entraîneront des « changements significatives » (63%) ou « de nouvelles orientations incontournables » (21%).

Par ailleurs, PCD 2010 marque LE rendez-vous des experts des conditionnements Parfums et Cosmétiques. Il s’agit de la 6ème édition de PCD (Parfums, Cosmétiques & Design) dédié à l’innovation packaging. Plus de 1.200 représentants de marques internationales leaders et fournisseurs d’emballages se sont réunis en janvier 2010 autour des derniers développements en termes d’innovations et de développement durable.

Ces tendances en faveur de l’éco-conception marquent une évolution du secteur des cosmétiques : de plus en plus d’entreprises intègrent la dimension environnementale dans leur stratégie.

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La démarche de Coca-Cola mercredi, 28, avril, 2010

Pour son travail en termes de gestion de l’eau, d’emballages durables, de gestion énergétique et de protection du climat, Coca-cola a reçu une médaille d’or 2009 de la réalisation internationale d’entreprise en développement durable le Centre Mondial de l’Environnement (WEC).

En effet, le développement durable est au cœur de la stratégie d’entreprise : des actions concrètes et des projets ont déjà été menés en ce sens pour favoriser les éco-emballages et valoriser le recyclage.

Optimisation et réduction du poids des emballages

Concernant l’emballage, Coca-Cola s’engage dans une démarche d’éco-conception avec l’analyse de cycle de vie de ses produits en vue d’en évaluer l’empreinte carbone : une canette de 33 cl de Coca-Cola Classic affiche une empreinte carbone de 170 grammes de CO2 lors de sa fabrication et de son transport, et une bouteille en verre de la même contenance, le double.

Ramené à l’unité, le plastique est le contenant le plus écologique : la bouteille de Coca-Cola de 50cl affiche 240 grammes de CO2 et la bouteille de 2 litres 500 grammes.

Grâce aux innovations techniques de CocaCola, mais aussi de ses fournisseurs,  la bouteille de 50 cl en plastique PET a été allégée de presque 20 % en 10 ans ; la boîte acier de 33 cl pèse aujourd’hui 25,4 grammes, soit un gain de 9 % en 10 ans. En Angleterre, les canettes Coca-Cola sont constituées de 50% d’aluminium recyclé et ses bouteilles de 40% de verre recyclé.

En usine, les suremballages sont supprimés et permettent à l’entreprise de réaliser

  • Une économie de 1000 tonnes de plastique en affinant de 25 % les films imprimés qui entourent les lots de boîtes et de bouteilles
  • Une économie de 52 tonnes de carton par an en supprimant des palettres les intercalaires qui séparaient les couches de bouteilles

Ce sont ainsi 2 944 tonnes d’emballages qui ont été économisés en 2008.

Par ailleurs, l’entreprise a mis en place une immense usine de recyclage de bouteilles en PET aux Etats-Unis pour favoriser le recyclage et inciter ses buveurs à recycler les bouteilles via notamment d’une vidéo du groupe britannique Absentee.

De plus, l’utilisation de matériau recyclé pour l’emballage et la sensibilisation au recyclage après usage permettent à Coca-Cola de réduire l’empreinte carbone de ses emballages jusqu’à 60%.

Son objectif pour l’Europe est d’intégrer 25% de PET recyclé dans la production de ses bouteilles d’ici à 2012, pour une économie de plastique estimée à 10 000 tonnes pour la France.

Toutefois, ces bouteilles en PET sont fabriquées à partir de pétrole, ressource non renouvelable et polluant. Coca-Cola mise donc sur la PlantBottle constituée jusqu’à 30 % de matériaux d’origine végétale comme la canne à sucre et la mélasse.

Testée en Amérique du Nord avec la marque d’eau Dasani et l’eau vitaminée VitaminWater, la fabrication de PlantBottle permet de réduire de 25% les émissions carbone par rapport à une bouteille PET. Cette bouteille peut être en plus recyclée dans les installations de traitement de PET sans risque de contamination des matières végétales.

D’ici la fin 2010, Coca-Cola espère avoir produit 2 milliards de PlantBottle.

    La démarche d’éco-conception de Coca-Cola ne s’arrête pas aux emballages, mais concerne également la valorisation de ses transports, la recherche de réduction des émissions de CO2, la gestion du tri en vue de recycler, et des projets d’éco-design.

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L’éco-conception selon Auchan : réduction des emballages et valorisation des déchets lundi, 8, mars, 2010

Auchan s’engage dans le développement durable pour répondre aux attentes de ses clients et les aider à « Vivre Mieux et Moins Cher au quotidien ». Depuis plusieurs années, l’enseigne concrétise cet engagement avec le « Discount Responsable Auchan » en sensibilisant les enfants aux bons gestes pour la planète, en s’engageant pour une pêche plus durable, en favorisant une meilleure alimentation avec l’étiquetage nutritionnel, ou en proposant une marque MDD sans gluten et des produits d’entretien plus respectueux de l’environnement.

En termes d’éco-conception, Auchan se démarque également par ses initiatives avec :

  • une politique de réduction d’emballages inutiles et des déchets
  • une gamme d’écoproduits recyclés et/ou biodégradables (gamme Mieux Vivre Environnement)
  • un traitement de ses déchets par la voie de la méthanisation
  • un système de récompense pour le recyclage réalisé par ses clients

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L’exemple d’Orange Business Services vendredi, 26, février, 2010

3 témoignages traduisant l’engagement d’Orange Business services en faveur de l’éco-conception :

1. L’ACV, comme mesure de l’empreinte carbone

Axel Haentjens, directeur marketing au sein d’Orange Business Services explique comment l’intégration de l’éco-conception dans les process marketing répond aux attentes en matière de bénéfices de développement durable (voir l’article d’Orange Business : l’éco-conception, une démarche tant économique qu’environnementale).

L’éco-conception permet de simplifier les processus, d’améliorer la fluidité des services d’Orange Business Services et de réduire les charges. Selon Axel Haentjens, l’analyse du cycle de vie (ACV) est essentiel pour quantifier les émissions de gaz a effet de serre tout au long des process de conception et d’exploitation des services, et permet de passer qualitatif  au quantitatif en matiere de delivrance des bénéfices du développement durable. En generalisant l’ACV, on mesure précisément l’empreinte carbone des produits et services et fournir une feuille de route aux clients permettant de calculer le bénéfice de leur produit et de les intégrer dans leur bilan carbone.

L’éco-conception est donc une démarche win-win qui présente les avantages de :

  • Simplification des processus
  • Réduire  les coûts de production et d’exploitation des services
  • Réduire la facture énergetique des clients

2. L’étiquetage environnemental des terminaux

Alain Liberge, directeur de l’environnement et de la responsabilité sociale d’Orange France présente le projet pilote d’étiquetage environnemental des terminaux mené en France. En collaboration avec les constructeurs, une méthode de calcul d’évaluation des performances est traduite sous forme d’étiquetage. Orange affiche ainsi sa volonté d’orienter ses clients vers les téléphones dont la construction a été éco-conçue suivant des différents critères (recyclabilité, utilisation des substances).

3. Une création de valeur

Selon Denis Guibard, directeur du développement durable produits et services d’Orange, l’éco-conception présente de réels enjeux pour l’entreprise :

  • Des économies
  • Une différentiation
  • Une notoriété vis-à-vis des clients
  • un acte de création de valeur

Une réalisation concrète d’éco-conception chez Orange est l’étude des impacts environnementaux menée sur les live box. Orange a élaboré un partenariat stratégique avec Sagem (voir notre article Matériaux biologiques pour Orange et Sagem?) pour analyser et optimiser élément par élément tous les impacts sur l’environnement du processus de fabrication impliquant ainsi la réduction de la taille et de poids de la live box mais aussi une réduction de 35 % de son volume de l’emballage et de 30% de la consommation énergétique.

Ce partenariat s’inscrit dans une démarche d’éco-conception qu’Orange souhaite poursuivre, puis à terme intégrer à tous les produits et services fournis.