Le blog de l'éco-conception

L'éco-conception, une démarche de progrès continu

Un éco-packaging pour Kibio lundi, 14, juin, 2010

Filed under: 7. Initiatives — ecoconception @ 11:49
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Kibio, la marque de cosmétique bio et SGD, le leader mondial du flaconnagelance un concours éco-design Jeunes Talents : « Dessinez un éco-packaging pour la marque Kibio ».

Les candidats doivent imaginer le packaging (pot en Verre Infini et emballage) de la « Crème Originelle », la nouvelle crème 100 % éco-conçue de Kibio.

Ouvert aux étudiants en école de design et d’arts ainsi qu’aux jeunes designers de moins de 30 ans (en France métropolitaine, Suisse et Belgique). Le concours est ouvert depuis le 7 juin sur http://www.verreinfini.com/concours.

1er prix : 5000 € et la possibilité de voir sa création réalisée
2ème prix : 1000 €

Kibio offre une cosmétique naturelle biologique certifiée Ecocert et Cosmebio (voir notre article L’éco-conception et la cosmétique), avec des produits riches en principes actifs, une association avec un rituel de beauté fondé sur le concept de l’énergie vitale. Fondée sur des valeurs éthiques de respect de l’autre, la marque est aussi labellisée One Voice, garantissant qu’aucune expérimentation animale n’a été effectuée pour la conception des produits.

    Quant à SGD, il s’agit du premier industriel du verre à avoir créé le Verre Infini, verre recyclable et recyclé à 100 %.

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Le blog de l’éco-conception, partenaire de l’Observatoire de l’EcoDesign vendredi, 4, juin, 2010

Filed under: 3. Les acteurs de l'éco-conception — ecoconception @ 1:12
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Le blog de l’éco-conception s’associe avec l’Observatoire de l’EcoDesign, une communauté EcoDesign ouverte, pour vous fournir une expertise dans le domaine de l’EcoDesign, avec une approche innovante et large d’éco-conception.

Plateforme collaborative et transversale, l’Observatoire de l’EcoDesign rassemble les acteurs concernés par l’Ecodesign, qu’ils soient dirigeants d’entreprises, ingénieurs, designers, architectes, bureaux d’études, écoles de Design ou collectivités locales.

L’objectif de l’Observatoire, fondée par Brigitte Kahane, également directrice de PimliKo, Cabinet Innovation EcoDesign est de construire une communauté EcoDesign fédérant le monde de la Recherche, de la Création et de l’Entreprise.

Le blog de l’éco-conception alimentera la partie EcoDesignInfos de l’Observatoire de l’EcoDesign, avec des actualités sélectionnées par une équipe d’experts en éco-conception.

Téléchargez le dossier de presse : Observatoire de l’EcoDesign – Dossier Presse – Juin 2010

 

L’éco-conception et la cosmétique lundi, 31, mai, 2010

Des tendances à l’éco-conception

Selon le guide RSE et initiative durable dans l’industrie de la beauté 2010 publié par Organic Monitor, l’emballage, dont l’impact environnemental est élevé, est l’un des principaux axe d’amélioration des entreprises en termes de réduction d’emballages, de revalorisation, de réduction du poids, ou de nouveaux matériaux d’emballage tels que les biopolymères et les bambous.

Ce rapport montre que « les entreprises de cosmétiques naturels et biologiques sont celles qui ouvrent la voie en matière de RSE et de développement durable »

D’autre part, une enquête réalisée par EskoArtwork, Adobe et l’International Packaging Institute (IPI) en 2009 révèle que les motivations-clés pour le développement d’emballages durables sont :

  • la demande des consommateurs (70%),
  • les réglementations et la législation (64%),
  • les exigences des distributeurs,

84% pensent que les « contraintes environnementales et sociologiques entraîneront des « changements significatives » (63%) ou « de nouvelles orientations incontournables » (21%).

Par ailleurs, PCD 2010 marque LE rendez-vous des experts des conditionnements Parfums et Cosmétiques. Il s’agit de la 6ème édition de PCD (Parfums, Cosmétiques & Design) dédié à l’innovation packaging. Plus de 1.200 représentants de marques internationales leaders et fournisseurs d’emballages se sont réunis en janvier 2010 autour des derniers développements en termes d’innovations et de développement durable.

Ces tendances en faveur de l’éco-conception marquent une évolution du secteur des cosmétiques : de plus en plus d’entreprises intègrent la dimension environnementale dans leur stratégie.

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La démarche de Coca-Cola mercredi, 28, avril, 2010

Pour son travail en termes de gestion de l’eau, d’emballages durables, de gestion énergétique et de protection du climat, Coca-cola a reçu une médaille d’or 2009 de la réalisation internationale d’entreprise en développement durable le Centre Mondial de l’Environnement (WEC).

En effet, le développement durable est au cœur de la stratégie d’entreprise : des actions concrètes et des projets ont déjà été menés en ce sens pour favoriser les éco-emballages et valoriser le recyclage.

Optimisation et réduction du poids des emballages

Concernant l’emballage, Coca-Cola s’engage dans une démarche d’éco-conception avec l’analyse de cycle de vie de ses produits en vue d’en évaluer l’empreinte carbone : une canette de 33 cl de Coca-Cola Classic affiche une empreinte carbone de 170 grammes de CO2 lors de sa fabrication et de son transport, et une bouteille en verre de la même contenance, le double.

Ramené à l’unité, le plastique est le contenant le plus écologique : la bouteille de Coca-Cola de 50cl affiche 240 grammes de CO2 et la bouteille de 2 litres 500 grammes.

Grâce aux innovations techniques de CocaCola, mais aussi de ses fournisseurs,  la bouteille de 50 cl en plastique PET a été allégée de presque 20 % en 10 ans ; la boîte acier de 33 cl pèse aujourd’hui 25,4 grammes, soit un gain de 9 % en 10 ans. En Angleterre, les canettes Coca-Cola sont constituées de 50% d’aluminium recyclé et ses bouteilles de 40% de verre recyclé.

En usine, les suremballages sont supprimés et permettent à l’entreprise de réaliser

  • Une économie de 1000 tonnes de plastique en affinant de 25 % les films imprimés qui entourent les lots de boîtes et de bouteilles
  • Une économie de 52 tonnes de carton par an en supprimant des palettres les intercalaires qui séparaient les couches de bouteilles

Ce sont ainsi 2 944 tonnes d’emballages qui ont été économisés en 2008.

Par ailleurs, l’entreprise a mis en place une immense usine de recyclage de bouteilles en PET aux Etats-Unis pour favoriser le recyclage et inciter ses buveurs à recycler les bouteilles via notamment d’une vidéo du groupe britannique Absentee.

De plus, l’utilisation de matériau recyclé pour l’emballage et la sensibilisation au recyclage après usage permettent à Coca-Cola de réduire l’empreinte carbone de ses emballages jusqu’à 60%.

Son objectif pour l’Europe est d’intégrer 25% de PET recyclé dans la production de ses bouteilles d’ici à 2012, pour une économie de plastique estimée à 10 000 tonnes pour la France.

Toutefois, ces bouteilles en PET sont fabriquées à partir de pétrole, ressource non renouvelable et polluant. Coca-Cola mise donc sur la PlantBottle constituée jusqu’à 30 % de matériaux d’origine végétale comme la canne à sucre et la mélasse.

Testée en Amérique du Nord avec la marque d’eau Dasani et l’eau vitaminée VitaminWater, la fabrication de PlantBottle permet de réduire de 25% les émissions carbone par rapport à une bouteille PET. Cette bouteille peut être en plus recyclée dans les installations de traitement de PET sans risque de contamination des matières végétales.

D’ici la fin 2010, Coca-Cola espère avoir produit 2 milliards de PlantBottle.

    La démarche d’éco-conception de Coca-Cola ne s’arrête pas aux emballages, mais concerne également la valorisation de ses transports, la recherche de réduction des émissions de CO2, la gestion du tri en vue de recycler, et des projets d’éco-design.

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Yves Rocher, un acteur modèle de l’éco-conception lundi, 1, mars, 2010

Les efforts d’Yves Rocher en matière d’éco-conception sont remarquables autant par le choix de ses fournisseurs, que par son processus de production ou sa transparence vis-à-vis de ses clients.

1. FAPEC, un fournisseur de qualité

Pour la mise au point et la production du mobilier de ses magasins, Yves Rocher a fait appel à l’expertise de Fapec pour analyser le cycle de vie (ACV) de la conception de ses meubles et optimiser le rapport qualité /coût, tout en respectant le design. Selon les principes d’éco-conception, FAPEC s’engage ainsi :

  • Au niveau du choix des matières premières et de la fabrication : en sélectionnant des éco-matériaux comme du bois PEFC (Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières), du bois massif utilisé pour les poignées, du l’inox qui ne demande pas de traitement de surface, du verre, uniquement des matériaux solides pour durer et en utilisant systématiquement de la colle à eau.
  • Au niveau de la logistique : pour optimiser le process de fabrication, le bureau d’études Fapec a porté son effort sur l’assemblage et le transport. Fapec assemble des meubles en Europe centrale (près de Cracovie en Pologne) et une réduction jusqu’à 80% des coûts de transport a été enregistrée.
  • Au niveau du recyclage : les mobiliers ont été conçus pour être facilement démontables et les matériaux choisis pour être séparés et triés en fin de vie dans l’objectif d’être recyclés selon l’origine des matières : bois, métal, verre…

2. Suppression du suremballage

Yves Rocher confirme son empreinte du respect écologique en supprimant les suremballages avec les éco-recharges ou en remplaçant les notices par une impression au verso des étuis.

En 1993, avec le shampoing Hamamélis, la 1ère éco-recharge a été lancée et depuis, la marque vend 2,8 millions de recharges dans le monde.

En 2005, l’éco-conception avec les recharges du pot Inositol Végétal permet d’économiser près de 30 tonnes de plastique.


3. Une certification des éco-labels

Pionnier dans la suppression des gaz à effet de serre dans les aérosols, 6 ans avant l’interdiction internationale, Yves Rocher soumet ses produits à une production contrôlée, en suivant un contrôle sur toutes les filières. Cette démarche engagée lui vaut différentes certifications.

Le Label Ecocert (voir notre article La Problématique Des Éco-Labels) certifie « agriculture biologique » les 44 hectares d‘Yves Rocher en Bretagne, qui couvrent un tiers des beosins de l’entreprise chaque année.

La marque a également reçu l’agrément de l’éco-label One Voice, pour l’ensemble de ses produits certifiant qu’elle ne fait pas appel aux tests sur les animaux.

Yves Rocher poursuit même ses efforts pour l’obtention de l’écolabel européen et la certification Bâtiment Basse consommation 2005 à très haute performance énergétique avec son Eco-Hôtel spa (voir notre article Eco-hôtel spa d’Yves Rocher).

Sources : Categorynet, Emballage Digest, Greenzer

 

Une ligne de vêtements éco-conçus mardi, 23, février, 2010

Une nouvelle marque de vêtements de sport se lance en France avec une particularité : une nouvelle conception de l’habillement du runner. Avec une soixantaine de références, homme et femme, toutes éco-conçues, Sébola est une marque innovante de vêtements de sport et lifestyle qui propose une gamme éthique, technique et esthétique.

La ligne Sebola allie technicité, éthique et conscience environnementale avec une gamme de vêtements respirants, adaptés et conçus dans le souci du respect de l’environnement.

Après un long travail de recherches, Sebola s’engage à proposer des articles ayant un impact moindre sur l’environnement, en limitant l’empreinte écologique du produit tout au long de son cycle de vie : de la matière première utilisée jusqu’à la fin de vie du vêtement.

 

La revalorisation du cycle de vie, selon Herman Miller jeudi, 10, juillet, 2008

L’éco-design n’est pas synonyme de surcoût pour l’entreprise Herman Miller, qui privilégie la revalorisation du cycle de vie de ses produits. Ses sièges de bureau sont fabriqués avec des matériaux dont la durée de vie est supérieure aux matériaux classiques comme la mousse, et gardent en même temps leur esthétisme.

En ce qui concerne l’éco-emballage, l’engagement d’Herman Miller se concrétise par le recours aux fournisseurs exploitant les alternatives à la production supplémentaire d’impacts environnementaux : soit par la réduction, soit par la réutilisation, soit par le recyclage des composants de l’emballage.

De plus, la problématique des produits obsolètes est traitée de façon exemplaire par Herman Miller, qui s’engage pour la promotion de la location et de la ré-utilisation du matériel usagé afin de mieux maîtriser la fin de cycle de vie de ses produits. Ainsi, le matériel acheté par les clients d’Herman Miller, qui devient usagé, n’est ni laissé à l’abandon, ni gaspillé.

L’effort d’adaptation d’Hermann Miller pour réduire l’impact environnemental en fin de cycle de vie repose ainsi sur :

  • une approche du produit en terme de durée de vie
  • la revente sur Ebay
  • des partenariats locaux, revalorisant les produits en fin de vie

logoHerman Miller adopte également d’autres démarches d’éco-conception au travers des constructions HQE en France ou les Village Green au Royaume-Uni, qui offrent à ses employés un cadre de vie respectueux de l’environnement. L’adoption de la certification cradle-to-cradle ou de la certification FSC des matériaux de construction pour les espaces de travail démontrent l’avancement de cette entreprise éco-innovante.