Le blog de l'éco-conception

L'éco-conception, une démarche de progrès continu

L’assurance : une démarche d’éco-conception portée sur la sensibilisation vendredi, 19, mars, 2010

Pour les assureurs, communiquer sur leurs actions de développement durable est une bonne action de valoriser leur image. Leur champs d’action reste néanmoins de l’ordre de la sensibilisation auprès du grand public ou en interne. La réduction de la consommation de papier, la réalisation d’un plan carbone ou le suivi d’une politique d’achats responsable sont des actions devenues monnaie courante.

Des actions en interne :

    En termes d’éco-conception, on peut souligner les actions de sensibilisation auprès du personnel par la diffusion de bonnes pratiques via des lettres internes ou les intranets, des propositions d’offres pour favoriser les changements de comportements au quotidien, ou mieux avec des correspondants RSE incitant leurs collègues à adopter des comportements plus respecteux de l’environnement et des formations.

  • Ainsi, le Crédit Agricole assurances a mis à la disposition de chacune de ses compagnies un responsable RSE et compte une quarantaine de corrspondants. De leur côté, Axa et CNP Assurances impliquent leurs salariés en conditionnant une partie de leur intéressement à la réduction de leur consommation de papier.
  • MMA et la MAIF sortent du lot puisqu’ells vont au delà de la sensibilisation de ses employés, en agissant directement sur les déplacements de leurs salariés. MMA organise des formations à l’éco-conduite pour ses collaborateurs « grands rouleurs », tandis que la MAIF propose une garantie dommages corporels sans surprime pour les sociétaires qui co-voiturent et collabore même avec l’agglomération de Niort pour mettre en place des lignes de bus supplémentaires.
  • L’entreprise Swiss Re, quant à elle, propose un programme de subvention pour ses employés désireux d’investir dans l’achat de véhicule hybride ou dans l’équipement de panneaux solaires pour leur maison.

 

En dommages, nouvelles tendances de consommation:

    Pour les particuliers, l’assurance s’adapte aux modes de construire et d’habiter, qui restent encore du domaine de niche :

  • Euresa, par exemple, incite à promouvoir l’utilisation d’éco-matériaux dans le cadre de réparations consécutives à un sinistre.
  • La Maif propose un Bilan éco-travaux avec un diagnostique gratuit proposé aux sociétaires victimes d’un sinistre pour identifier les travaux d’amélioration du logement afin de le rendre plus sûr, écologique et économique.
  • Chez la Macif, une offre de crédit bonifié est disponible pour les sociétaires qui souhaitent acquérir des dispositifs d’économie d’énergie éligibles au crédit d’impôt
  • La Maaf mise sur le bonus : 40€ offerts pour les propiétaires qui font réaliser un diagnostique de performance énergétique et un Pur Bonus pour ceux qui équipent leur maison de systèmes limitant la facture énergétique.

    Pour les entreprises, les approches des assureurs sont différentes :

  • Matmut encourage ses garages agréés à réparer les pièces plutôt qu’à les remplacer et les sensibilise à revaloriser des déchets.
  •  Axa dispose d’une offre Green Miles promouvant l’éco-conduite et récompensant les flottes de véhicules d’entreprise qui baissent leur consommation de carburant.

Source : L’argus de l’assurance

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L’éco-conception dans la logistique jeudi, 4, mars, 2010

La logistique est un secteur qui contribue à l’accroissement de la consommation d’énergie et aux émissions de gaz à effet de serre. En France, le secteur des transports produit à lui seul près de 35% des émissions totales de CO2, dont 8,7% pour les véhicules de plus de 3,5T. Un double enjeu se présente aux entreprises : quelles sont les alternatives pour réduire leur consommation d’énergie et leur  impact environnemental tout en sauvegardant leur rentabilité ?

Quelques exemples de logistique durable et d’éco-transports montrent que la performance sur une chaîne logistique peut s’évaluer en terme de réduction des impacts environnementaux.

  • La certification NF E., HQE ou ISO14001 des entreprôts proches des zones de chalandises (comme ProLogis ou RipCurl, les formations d’éco-conduite (voir notre article : L’éco-conduite) ou les parcs de véhicules « propres » de fret sont divers aspects d’effort environnemental niveau des transports routiers
  • Du côté des opérateurs urbains de logistique, il y a différents exemples de logistique durable :
  • – une flotte de triporteur développée par DGL grâce à de petites sociétés comme La petite reine
    – des triporteurs TNT de livraison zéro CO2 dans Paris
    – le parc de véhicules électriques que Chronopost continue d’étoffer
    – des véhicules électriques pour les livraisons à Paris proposés par Deret

  • La filiale transport du groupe ID Logistics La Flèche est un autre acteur exemplaire qui s’est engagé à diminuer ses émissions de CO2, en signant la Charte de l’ADEME. Depuis la conception de l’entrepôt jusqu’à son exploitation en passant par les expéditions camions, le transporteur travaille depuis plusieurs années à réduire l’impact de ses activités et fixe désormais ses objectifs prioritaires sur son parc de véhicules, le carburant, le conducteur et l’organisation des flux transport.
  • Avec l’aide d’un groupe de travail « développement durable » et une « cellule de pilotage transport » constitués au sein d’ID Logistics et chargés de mesurer les émissions de carbone des activités logistiques, le transporteur a ainsi prévu mis sur trois ans :

    – une modernisation de sa flotte grâce à l’évolution des technologies pour moins consommer et limiter les gaz polluants. Ainsi 40% de sa flotte est aux normes Euro V, (normes antipollution destinées à lutter contre les émissions polluantes des automobile) et 60% en Euro IV (norme actuelle en vigueur).
    – un suivi de la consommation de carburant en fonction des véhicules et des distances parcourues pour détecter les sources d’économie et fixer un objectif de réduction en fonction de la consommation.
    –  une formation à l’éco-conduite de ses conducteurs grâce à un partenariat avec l’Automobile Club.
    – une optimisation du coefficient de chargement des véhicules, des itinéraires, des tournées, des modes de transports complémentaires et une réduction des trajets à vide.

  • Un autre exemple dans les transports routiers est l’entreprise suédoise DB Schenker, qui utilise le haut débit mobile pour contrôler et réduire la consommation de carburant de la flotte de l’entreprise, en optimisant les coûts à la pompe. Un système intelligent embarqué dans les véhicules permet au personnel administratif DB Schenker permet de savoir où se trouve chaque camion et de coordonner ces informations avec le flux de commandes entrantes.
  • D’après Fredrik Jonasson, chef de projet pour Mobile Data : “Le système permet à la flotte de l’entreprise de faire moins de kilomètres tout en roulant à pleine charge et en optimisant les trajets la plupart du temps grâce à de meilleures informations”.

    D’autres aspects de la conduite des camions sont également pris en compte par les outils de communication mobile haut débit : le freinage, les changements de régime, les accélérations et la vitesse sont ainsi des données que les chauffeurs peuvent vérifier et corriger les données , en les téléchargeant sur un PDA via Internet.

    DB Schenker s’engage donc à une transparence vis-à-vis de ses clients en leur fournissant les informations sur les émissions de carbone recueillies par le système concernant leur livraison. Les clients “sont indéniablement conscients des problèmes d’environnement” et  “ne se contentent plus de livraisons rapides. Ils veulent aussi qu’elles s’inscrivent dans une démarche verte”.

    Grâce à l’utilisation du haut débit mobile et d’autres solutions TICS, les secteurs comme le commerce, l’énergie, les transports, la gestion des infrastructures et la production pourraient réduire jusqu’à 20 % de réduction des émissions de carbone

Sources : Physical Suppl Chains, Le blog Ericsson France, Durableo

 

CarbonEco, logiciel d’éco-conception de Bouygues Construction mardi, 2, mars, 2010

Calculateur simplifié conçu pour le constructeur de routes Colas, filiale de Bouygues,  « CarbonEco » s’inscrit dans la démarche d’éco-conception et de comptabilité carbone pour l’ensemble du groupe Bouygues. CarbonEco  chiffre l’empreinte du chantier, des matériaux et du fonctionnement à vie du bâtiment ou de l’ouvrage, et permet ainsi aux maîtres d’ouvrage de connaître précisément les émissions de gaz à effet de serre de leurs projets.

Cette stratégie d’éco-conception et de réduction des émissions se développe dans deux domaines principaux : la construction d’ouvrages « bas carbone » (consommation d’énergie des bâtiments, modes constructifs alternatifs) et la diminution de l’impact carbone associé aux processus supports (informatique, achats…) y compris la mobilité des collaborateurs (éco-conduite, plan de déplacement d’entreprise, etc.).

Développé en partenariat avec Carbone 4, CarbonEco donne ainsi aux clients la possibilité de choisir les meilleures options de conception et de construction proposées par Bouygues Construction.
Bouygues Construction applique avec ce logiciel la méthode bilan carbone de l’Ademe au contexte opérationnel et à la diversité des ouvrages dont il a la charge : habitat, bureaux, scolaire, industrie, ouvrages d’art, tunnels, etc.

D’après le directeur développement durable du groupe, Fabrice Bonnifet, « nos projets de construction représentent 95 % des émissions du groupe. Nous avons cherché à mieux comprendre cette empreinte carbone et nous avons réalisé que le fonctionnement des bâtiments que nous construisons émet bien plus de CO2 que leur construction. C’est donc dans l’intérêt de nos clients de surinvestir de 5 % à 15  % dans un bâtiment qui consommera moins durant sa vie. Et dans notre intérêt de récupérer une part du chiffre d’affaires des fournisseurs d’électricité ».

Proposer aux clients des variantes « bas carbone » quand ils le souhaitent « devient un argument commercial », selon Fabrice Bonnifet.

En 2009, CarbonEco a été testé et utilisé sur environ 30% des projets du Groupe et devrait se généraliser pour 2010. L’industriel annonce ainsi un bilan de 330 bilans carbone pour 2009 sur ses projets de construction, dans les trois filiales Bouygues Construction, Colas et Bouygues Immobilier :

  • Bouygues Construction a réhabilité l’ancien bâtiment du service psychiatrique de l’hôpital Edouard-Toulouse de Marseille, qui était voué à la destruction, dégageant ainsi un tiers de gaz à effet de serre en moins que prévu au départ.
  • De son côté, Colas a pris en charge l’organisation du chantier visant à adapter la piste de l’aéroport de Toulouse à l’A380, en diminuant les rotations de camions et en optimisant la consommation des mélanges d’enrobages. 62 % des émissions prévues initialement ont ainsi été supprimés.
  • Le logiciel CarbonEco a également calculé pour l’écoquartier Ginko de 6.000 habitants dont Bouygues Immobilier a la charge une division par quatre de l’empreinte carbone par rapport à un quartier classique.

Bouygues va même poursuivre sa démarche d’éco-conception en interne avec un chantier de rénovation pour son siège qui devrait diviser par 10 ses émissions grâce à 25.000 m 2 de panneaux photovoltaïques, des façades ventilées, etc.

Le succès de ce calculateur se traduire par un accord trouvé avec le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) pour lui céder les droits du logiciel contre l’utilisation d’Elodie, le calculateur d’analyse du cycle de vie du CSTB.

Bouygues continue donc ses efforts et concrétise son engagement avec l’analyse complète du cycle de vie (ACV) de ses bâtiments.

Sources : Les Echos, Blog Bouygues Construction

 

éco-consommation chez Carrefour mercredi, 30, avril, 2008

Dans sa démarche d’éco-conception, Carrefour a, depuis 1996, réduit les emballages de ses produits de 12 600 T, formé ses chauffeurs à l’éco-conduite et augmenté l’offre de produits écologiques.

Dans le rayon lessive, à coté de la traditionnelle marque l’Arbre vert, on retrouve une marque de distributeur « Carrefour agir », Rainett, mais aussi Ecover.
Néanmoins, pour le consommateur, la problématique du greenwashing (cf notre article sur le Greenwashing) constitue encore une barrière dans les choix d’achat, dans le sens où certains produits ne portent pas d’éco-labels et apparaisssent comme étant écologiques.

Dans le cadre de son opération « Une planète pour tous », Carrefour présentait l’affichage « Une planète pour tous » sur des produits qui n’étaient pas écologiques.

Il reste donc encore du chemin à faire pour que les éco-produits portent un label clairement identifiable, reconnu, et synonyme de qualité, comme peut l’être à ce jour l’éco-label AB. Notons toutefois l’effort de Carrefour en matière de développement durable :

Partenariat avec le WWF

Depuis 10 ans, le WWF accompagne Carrefour dans sa démarche environnementale, notamment en matière de protection des forêts et de sensibilisation aux gestes citoyens, par diverses opérations comme :

  • Des animations menées par des bénévoles du WWF et Tetra Pak dans 80 magasins en 2007.
  • La suppression des sacs de caisse jetables dans les magasins et la formation des hôtesses de caisse par le WWF.
  • Un « Autodiagnostic développement durable » auprès des fournisseurs, comme Alpina Savoie, la Biscuiterie de l’Abbaye, Château de Nages, Hero France ou La laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel
  • Des remplacements de mobiliers de jardin en teck par des mobiliers en Amburana portant le label FSC, garantissant une gestion durable des forêts.

Des efforts en éco-communication

Le 04 avril 2008, Carrefour a organisait un « Chat Développement durable » sur le thème de la « Consommation Responsable » avec le responsable Développement Durable Carrefour, le Chef de projet Emballages Carrefour, la représentante de l’ADEME, celui de Lobial, la Chef de marque Carrefour Agir et le représentant de WWF.

 

L’éco-conduite jeudi, 3, janvier, 2008

Un stage d’éco-conduite permet l’obtention d’un diplôme indiquant la consommation de carburant et les émissions de CO2 avant et après la formation. Ce stage consiste à réaliser dans un premier temps un parcours, puis de le refaire avec cette fois un appareil de mesure du temps, de la vitesse et de la consommation, ainsi que des conseils de conduite.

La Poste a récemment adopté cette démarche dans le Val de Marne dans le but de réduire ses émissions de CO2 de 5%, soit 10000 tonnes économisées par an.

L’éco-conduite permet donc non seulement de réduire les émissions de CO2 rejetés par les véhicules mais également la facture de carburant.

L’adoption du comportement «éco-conduite» peut se traduire par des économies de carburant valorisables à hauteur de 180 € pour les véhicules à essence et 250 € pour les diesels. Pour qualifier sa conduite d’éco-responsable, l’individu doit acquérir différentes techniques de conduite dont l’enseignement est indispensable, mais qui pourront l’amener à réaliser ces économies.

En plus des économies directes, la mise en application de l’éco-conduite via des formations peut permettre d’obtenir des Certificats d’Economie d’Energie (CEE).

Mis en place par la Loi Programme d’Orientation sur la Politique Energétique du 13 juillet 2005, ces CEE visent à mobiliser les producteurs et les consommateurs d’énergie pour diminuer la consommation énergétique.

Petit mémo du conducteur éco-responsable, selon l’ Observatoire du véhicule d’entreprise

1) Adopter trois principes de conduite très simples :
• Bien démarrer
Ne pas faire chauffer excessivement le moteur au démarrage
Rouler à vitesse modérée pendant les cinq premiers kilomètresecoconduite2.jpg
• Bien rouler
Éviter les à-coups et les accélérations brusques
• Choisir sa vitesse
Respecter les limitations de vitesse
Résultats : jusqu’à 40 % d’économie de carburant !
2) Se poser quelques questions :
• Ai-je vraiment besoin de la climatisation ?
• Mes pneus sont-ils suffisamment gonflés ?
• Mon véhicule est-il bien entretenu ?
3) Bien utiliser les équipements permettant de mieux maîtriser votre consommation
Indicateur de consommation, régulateur limiteur, systèmes de navigation, info trafic, etc.

Les entreprises sont aujourd’hui les principaux moteurs de ces formations post-permis, ce qui pourrait être un bon tremplin pour l’éco-conduite.

http://www.observatoire-vehicule-entreprise.com