Le blog de l'éco-conception

L'éco-conception, une démarche de progrès continu

Imprimerie : compensation d’émissions de CO2 lundi, 26, octobre, 2009

Du nouveau dans les industries graphiques avec des pratiques plus respectueuses de l’environnement : Ouest Impressions Europe est un imprimeur français, qui, après avoir mis en place un système de compensation carbone pour sa propre activité, offre son expertise aux entreprises et collectivités locales souhaitant intégrer une dimension environnementale dans leurs actions de communication.

compensation

Ouest Impressions Europe propose à ses clients de calculer l’empreinte carbone de leurs impressions et de compenser cette empreinte au travers d’un projet éthique.

– En 2001 Ouest Impressions Europe était déjà labellisé IMPRIM’VERT.
– En 2007 Ouest Impressions Europe obtenait les certifications forestières FSC et PEFC.
– En 2008 Ouest Impressions Europe réalise son Bilan Carbone®.

Ouest Impressions Europe est ainsi en charge de l’impression d’une brochure pour le compte du Le Comité Régional du Tourisme du Poitou-Charentes. L’imprimeur a proposé au comité de le compenser par un programme carbone, après avoir mis en place une action de co-branding (partenariats avec France Bleu, La Poste, la SNCF), prenant tout en charge, du calcul des émissions de CO2 à la conversion de ces émissions en euros, en passant par l’élaboration du système de compensation.

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Empreinte carbone des documents imprimés

De même, Vivabox, filiale du groupe Sodexo, a fait appel à l’imprimerie pour ses coffrets cadeau  » Protégeons notre planète « , produits éco-conçus et compensés carbone, pour lesquels Ouest Impressions Europe sera en charge de la conception.

Pour en savoir plus : Ouestimpressions



 

L’indice carbone de Casino mardi, 17, juin, 2008

Sous l’impulsion du Grenelle de l’environnement, Casino lance une première série de produits alimentaires portant une « étiquette CO2 », calculée sur l’ensemble du cycle de vie.

Pionnier en la matière, le groupe Casino annonçait déjà en septembre 2007 la mise en place d’un système d’étiquetage environnemental, développé par BIO Intelligence service et soutenu par le MEDDAD et l’ADEME (voir notre article un étiquetage environnemental chez Casino)

En janvier 2007, Casino débutait la collecte des données environnementales. Plus de 600 produits auprès de 150 fournisseurs directs de Casino ont été évalués sur la base de leur cycle de vie des produits : depuis les matières premières jusqu’au point de vente final.

L’Indice Carbone Casino indique la quantité de gaz à effet de serre émise pour 100 grammes de produit lors des 5 étapes clés de son cycle de vie :

  • Etapes agricoles
  • Fabrication du produit
  • Transport , depuis le champ jusqu’aux entrepôts Casino
  • Emballages , depuis l’extraction des matières premières jusqu’au recyclage
  • Distribution , depuis les entrepôts Casino jusqu’au domicile du consommateur

Par exemple, une boîte de conserve affiche un bilan de 225g de CO2 pour une origine France et de 305g pour une origine Ukraine, avec dans les deux cas, un transport par camion.

Pour le consommateur final, Casino a voulu offrir une lisibilité positive, en lui indiquant ce qu’il peut faire pour protéger l’environnment :

  • L’étiquetage environnemental est symbolisé par une feuille verte, dont le pictogramme sera apposé sur la face avant des emballages des produits Casino, signalant la quantité de gaz à effet de serre émise pour 100g de produit.
  • La réglette allant du jaune clair au vert foncé précise au dos du produit la graduation de l’impact environnemental fixée par l’ADEME, permettant de le situer et de le comparer.
  • Une information sur la recyclabilité est destinée à encourager les consommateurs à trier correctement tous les emballages afin de maximiser le taux de recyclabilité, indiquant quel pourcentage de l’emballage sera recyclé et quel pourcentage pourrait être recyclé si tous les consommateurs triaient correctement leurs déchets

Cete démarche d’éco-communication marque une volonté de transparence du groupe Casino, dont 200 produits devraient être étiquetés d’ici fin 2008.

« Le but de la démarche est pédagogique. Elle doit susciter l’adhésion du public », confirme à ce sujet Alain Bizeau du groupe Casino. Pour le groupe, l’enjeu est de taille : un produit vendu sur deux dans ses magasins est un produit Casino.

Alors que l’indexation des produits est encore insuffisamment répandue, l’initiative de Casino dans le secteur de la distribution alimentaire apparaît aujourd’hui comme la première réponse concrète du Grenelle de l’Environnement, pour promouvoir une consommation éco-responsable.

Mais si l’objectif de sensibilisation auprès des consommateurs est partagé, les modes de calcul et les indices diffèrent.

Ainsi, les magasins Leclerc expérimentent avec l’appui de l’ADEME depuis début avril, dans deux magasins du Nord de la France, à Wattrelos et Templeuve, une opération d’étiquetage des produits alimentaires en « poids C02 ». Contrairement à la démarche de de Casino, le ticket de caisse Leclerc affiche à côté du prix en euros, le bilan carbone du caddy, exprimé en kilogramme équivalent CO2.

Quant à Intermarché et Ecomarché, l’Ecolo Pass, un étiquetage ciblé sur le tri et la recyclabilité des emballages, vient d’être déployé sur 4 500 produits.

Selon le ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire Jean-Louis Borloo, « Les entreprises ont un rôle essentiel à jouer dans la mise en œuvre du Grenelle environnement. En donnant « un prix écologique » aux produits, en apportant une réponse claire et précise aux clients, cette initiative permet de placer la consommation responsable dans le quotidien des Français. »

Retrouvez le communiqué de presse de Casino

 

L’éco-conception, stratégie managériale de BNP Paribas Assurance vendredi, 21, mars, 2008

bnp.jpgDans le cadre de sa démarche Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE), BNP Paribas Assurance vient d’organiser pour ses collaborateurs sa première opération événementielle « éco-conçue » qui a réuni plus de 1600 personnes au Carrousel du Louvre.

L’engagement de BNP Paribas Assurance dans une politique active de développement durable concrétise depuis 2006 les attentes de ses collaborateurs et de ses parties prenantes en matière de RSE : Investissement Socialement Responsable, aide au développement local, offres de produits sur les risques aggravés… L’accent est également porté sur l’implication des collaborateurs.

En effet, cet événement éco–conçu, s’est organisé autour de trois levier :

  • la gestion responsable des matières premières avec pour objectif une quantité de déchets moindre, à titre d’exemple la moquette utilisée (550 m2 ) a été intégralement donnée à une entreprise de recyclage et la décoration florale a été remise en terre ou offerte aux collaborateurs à l’issue de la soirée,
  • la nourriture bio à 90%, issue du commerce équitable et privilégiant les produits de saison,
  • l’évaluation et la limitation des émissions de gaz à effet de serre (GES) via un bilan carbone.

Pour mettre en place cette opération et évaluer son impact environnemental, BNP Paribas Assurance s’est appuyé sur un bilan carbone, élaboré par Axen Carbon. Ce qui a permis de quantifier les émissions de CO2 de la soirée et d’en identifier les principales sources, dans l’objectif de les atténuer : 13,1 tonnes (teq) CO2 , ce qui correspond aux émissions d’ 1,5 français pendant 1 an, ou exprimé différemment, équivaut à un parcours de 51 000 km avec une voiture diesel de 7 CV en parcours mixte ville/route.

Pour réduire les émissions de carbone, BNP Paribas Assurance a organisé un système de covoiturage (www.covoiturage.assurance.bnpparibas.com). Cette mesure s’est avéré très efficace : ainsi on estime que plus de 800 personnes ont covoituré, évitant le déplacement de 386 véhicules, ce qui a permis une économie d’environ 3,5tonnes (teq) CO2, soit 20% des émissions directes de la soirée.

Par ailleurs, en tenant compte du bilan carbone élaboré en début d’opération et en retravaillant l’écoconception des menus, il a été possible de réduire de 20% les émissions liées aux produits utilisés par le traiteur.

BNP Paribas Assurance a choisi de compenser ses émissions de Gaz à effet de serre en participant au financement de projets d’énergies renouvelables et d’économie d’énergie sélectionnés par la société Climat Mundi, à hauteur de ces mêmes émissions.

A l’occasion de cet événement, Vincent Dumont, Directeur Général de Chaïkana, l’agence de communication événementielle qui a accompagné BNP PARIBAS Assurance dans la conception et la production de la soirée, a déclaré : « BNP Paribas Assurance a su aller jusqu’au bout de sa démarche socialement responsable en mettant en application de façon concrète, lors de cette soirée dédiée aux collaborateurs, son message stratégique. La compagnie leur donne ainsi l’opportunité de participer à un événement « durable » et fait preuve d’une grande cohérence entre sa stratégie externe et ce qu’elle propose concrètement à ses collaborateurs ».

 

Retrouvez le communiqué de presse

 

L’éco-conception dans la distribution jeudi, 20, mars, 2008

Le Ministère de l’Environnement (MEDAD) et la Fédération des entreprises du Commerce et de la Distribution (FCD) s’engagent pour cinq ans en signant le 29 janvier 2008 une convention en faveur du développement durable. Cette convention, nouvelle déclinaison opérationnelle du Grenelle Environnement, définit plusieurs engagements majeurs sur lesquels le commerce et la distribution se fixent des objectifs précis.

Des initiatives ont déjà été entreprises par les enseignes de la grande distribution, mais cette convention constitue une étape-clé, dans la mesure où elle engage l’ensemble du secteur à faire avancer un certain nombre de chantiers environnementaux, mais aussi les pouvoirs publics à soutenir et favoriser leur réalisation.

Cette convention a été signée par le MEDAD, la Fédération des entreprises du Commerce et de la Distribution et les grandes enseignes suivantes : AUCHAN, CARREFOUR, CASINO, MATCH, CORA-MATCH, DARTY, DECATHLON, FRANCAP DISTRIBUTION, INTERMARCHE, LECLERC, MONOPRIX, SYSTEME-U

Une première en Europe dans le secteur de la distribution, ce qui impactera dans les filières en amont et dans les choix des consommateurs.

 

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Le nouveau train d’Alstom : l’AGV vendredi, 8, février, 2008

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Selon Alstom, l’Automotrice Grande Vitesse (AGV) s’élève non seulement à 360 km/h en trajet commercial, soit 40 km/h de plus que son prédécesseur avec une répartition de la motorisation sur toutes les voitures, mais est aussi un exemple de train durable.

 

A l’heure où les enjeux environnementaux et les coûts de l’énergie font couler de l’encre dans la presse, Alstom a décidé d’intégrer des critères environnementaux dans la conception de son AGV pour développer un produit plus respectueux de l’environnement.

 

Le respect des normes de certification pour la régulation de consommation d’énergie (de 15% par rapport à ses principaux concurrents) ou la gestion des déchets et de l’eau lors du montage de l’AGV met en avant la volonté d’Alstom de se montrer éco-responsable. Il intègre également les derniers standards de signalisation ERTMS pour circuler sur toutes les lignes européennes.

 

En terme de recyclabilité, environ 98% des matériaux utilisés pour la construction, comme l’aluminium, l’acier, le cuivre, le bois ou le chanvre) sont réutilisables et permettent d’allonger la durée de vie du train d’à peu près 20 % comparé à un TGV.

 

 

Consommant moins de 10% d’énergie par rapport aux TGV existants, des matériaux composites de l’AGV permettent d’alléger le poids (de 50 tonnes) et d’augmenter le nombre de passagers par trame.

 

agv.jpg La recherche de réduction des nuisances sonores et d’émission de CO2 sont aussi des facteurs révélant une véritable politique d’éco-conception.

 

L’AGV produit moins de gaz à effet de serre qu’un bus, qu’une voiture ou qu’un avion, avec seulement 2,2% g/km/passager.

 

Autant d’avantages qui poussent Air France-KLM à envisager de relier à partir de 2010 ses hubs de Roissy et Schipol, à Amsterdam avec des AGV.

 

 

 

D’après Philippe Mellier, Président d’Alstom Transport, l’AGV, permettra de démontrer rapidement les qualités de performance, de confort, de respect de l’environnement et de coût d’usage du train.

D’autre part, la nouvelle compagnie de transport italienne NTV a dejà fait la commande de 25 rames. La fabrication des premiers trains de série débutera mi-2008. Ils seront livrés à partir de 2010.