Le blog de l'éco-conception

L'éco-conception, une démarche de progrès continu

Les opérateurs Télécom et le Management Environnemental lundi, 7, mars, 2011

ISO 14001Avec l’obtention pour la cinquième année consécutive de la certification ISO 14001 pour son système de management environnemental, SFR se démarque du marché comme acteur engagé dans une démarche de progrès environnemental.
Pour les télécoms, le Système de Management Environnemental (SME), défini par la norme ISO 14001 (cf notre article SME Et Normes) et délivré par l’AFNOR, s’applique plus particulièrement à la gestion des approvisionnements, ainsi qu’aux activités d’exploitation, de maintenance et de déploiement des sites et des antennes-relais.

Pour SFR, maîtriser l’impact de ses activités sur l’environnement est une priorité. En effet, après la certification en 2006 chez SFR de trois sites pilotes, ce sont depuis 2007 l’ensemble des activités de maintenance et de déploiement des sites techniques stratégiques et des antennes-relais qui sont certifiées à la norme ISO 14001.

Cette année, le SME de l’opérateur s’étend à ses activités fixes et l’Ile de la Réunion.

SFR va même au-delà, puisqu’en matière d’éco-conception, le FAI a lancé sa Neufbox Evolution, dont les caractéristiques permettent d’allonger la durée de vie du produit :

  • La fabrication a nécessité moins de matières premières
  • Le plastique utilisé est plus résistant
  • Le choix des matériaux et des composants a permis d’atteindre 70% d’éléments recyclables.
  • L’empreinte carbone est réduite de 35% (de 55 à 36 kg eqCO2),

La Neufbox Evolution de SFR est ainsi la plus petite box du marché avec une réduction de la consommation électrique annoncée entre 30 et 40 % par rapport aux modems concurrents. Au global, « Les principaux impacts environnements ont été réduits de 30 à 50 % par rapport à la génération de box » explique le FAI.

Au niveau des mobiles, après avoir proposé un service de recyclage de ses téléphones, SFR a aussi mis en place dans sa boutique en ligne un classement écologique de ses terminaux en se basant sur leur impact environnemental, afin d’« accompagner les clients dans une démarche d’achat éco-responsable ».

Quant à Orange, le FAI vient tout juste d’obtenir la certification ISO 14001, en janvier 2011, dans le cadre de sa politique environnementale définie en 2008, visant notamment à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% et ses consommations d’énergie de 15% à horizon 2020.

En 2008, l’entreprise parlait déjà de matériaux biologiques, et s’alliait à WWF autour d’un partenariat éco-responsable.

En outre, Orange Business Services a également reçu un certificat ISO 14001 pour le site de Rennes, confirmant ainsi son engagement pour l’éco-conception (cf notre article L’exemple D’Orange Business Services).

De son côté Bouygues affiche « une politique responsable visant à prévenir les nuisances et pollutions liées à son activité, à maîtriser la collecte et la valorisation de ses déchets et à réduire ses consommations d’énergie, de papier d’emballages et de CO2 ».
Bouygues semble davantage investir dans la R&D avec par exemple le Nokia 3110 Evolve, 1er mobile éco-conçu de Nokia en France (cf notre article L’analyse Du Cycle De Vie Pour Calculer L’empreinte Écologique Des Téléphones Portables), lancé en juin 2008 par Bouygues Telecom Entreprises.

Sources : France Mobiles, La lettre de SFR aux élus, Presence-PC, Winplanet

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Communication responsable ou l’éco-communication : une nécessité? mercredi, 29, septembre, 2010

Le discours environnemental souffre-t-il de Greenwashing? La surcommunication peut dans certains cas sérieusement décrédibiliser la cause environnementale. Publicité, slogans et messages écolos de toute sorte crée une confusion chez le public submergé par l’information, ayant pour effet de le freiner plutôt que de le mobiliser.

Cette tendance nous invite à revoir les méthodes de communication sur l’engagement environnemental. Ce post vous propose de revoir la définition de la communication responsable, d’en connaître ses acteurs, la perception des entreprises et l’évolution prochaine des actions de communication.

La communication responsable : Définitions

La rencontre d’étudiants et de professionnels lors de la journée de l’Observatoire régional de la communication des organisations a été l’occasion de redéfinir la communication responsable au travers de l’enquête « la communication responsable : phénomène de mode ou nécessité » ?

1. En externe : le développement durable

Communiquer responsable c’est faire en sorte de s’adresser à ses différents publics en réduisant au maximum l’impact des actions de communication sur l’environnement et la société.

2. Au sein de l’entreprise : l’entreprise citoyenne

Impliquer le salarié pour le respect de l’environnement c’est lui témoigner de la confiance et de la reconnaissance. Cela a un impact positif qui contribue à la productivité et assure la cohésion entre les salariés engagés.

3. Le métier de communicant

La communication responsable est indissociable de l’éthique personnelle, c’est une pratique implicite, qui sensibilise le public et a un effet pédagogique. Ainsi, Le communicant impose :

  • une éthique,
  • un haut niveau d’intégrité personnelle,
  • un code de valeurs.

4. Les tendances actuelles

Tendance classique = promotion des atouts et impasse sur les défauts
Tendance responsable = promotion des atouts en avertissant des risques
Tendance trompeuse = le « greenwashing »

Les acteurs de la communication responsables

A l’initiative d’une communication durable, on retrouve l’ADEME et l’UDA, porteuses de valeurs responsables, qui invitent les entreprises à s’engager dans une démarche plus éco-responsable.

L’ADEME a récemment lancé son site Internet dédié à l’éco-communication, un moyen plus interactif pour s’informer avec des exemples concrets et qui complète son guide sur la communication responsable.

Ainsi, selon l’ADEME :
Eco-communiquer, c’est réduire les impacts sur  l’environnement des métiers de la communication et concevoir des messages éco-responsables en analysant les impacts des actions de communication (campagnes, de publications, ou d’organisation d’événements) sur l’environnement tout au long de leur cycle de vie :

  • consommation de ressources naturelles (énergie, papiers, emballages…),
  • utilisation de produits dangereux (encres, solvants…),
  • production de déchets,
  • pollutions liées aux transports, etc.

L’éco-communication permet aussi :

  • Des bénéfices en terme d’image : Eco-communiquer, c’est être éco-responsable avec un double bénéfice : image d’entreprise et sensibilisation à la protection de l’environnement.
  • Réduire les impacts des outils de communication : Les principes de l’éco-communication permettent d’anticiper les impacts environnementaux et ainsi de pouvoir les réduire en amont.
  • Réduire les coûts : Les économies d’énergie et de matières premières, les plans de mobilité qui privilégient les transports en commun plutôt que les taxis, le recyclage du papier, le bon usage des imprimantes, l’achat de produits mieux adaptés, la substitution de certains déplacements par de la visioconférence, etc. permettent de réduire les dépenses.
  • D’être innovant : Par exemple, le numérique permet des réductions de coûts d’édition et d’impression. De même, le web 2.0, en facilitant les échanges de l’entreprise avec son personnel, ses fournisseurs, clients et collaborateurs, peut être vecteur d’innovation pour la communication d’entreprise au travers les blogs et réseaux sociaux.


De son côté l’UDA a davantage la vocation de fédérer les acteurs engagés ou souhaitant entamer une démarche de communication responsable, et d’amener ses adhérents à un même niveau de sensibilisation par des actions d’information/formation :

  • L’élaboration de la Charte d’engagements des annonceurs pour une communication responsable;
  • La publication du guide réalisé par Ethicity avec le soutien de l’ADEME, « Clés pour une communication responsable », qui passe en revue les étapes majeures de la communication responsable et propose 6 fiches process détaillées;
  • La signature de la charte « pour promouvoir une alimentation et une activité physique favorables à la santé dans les programmes et les publicités diffusés à la télévision »;
  • La participation à des « comop » (comités opérationnels) issus du Grenelle de l’environnement, aux travaux de l’Afnor sur l’affichage environnemental, à la réforme de la régulation publicitaire;
  • La participation à la signature avec le Meeddat de la Charte pour une publicité éco-responsable, à la mise en place d’EcoFolio, à la création de l’Observatoire de la communication et du marketing responsables avec l’ACIDD (Association communication et information pour le développement durable), le Syntec Conseil en relations publiques et l’AACC (Association des agences-conseils en communication)…



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Biodiversité : des français sceptiques, malgré des initiatives vendredi, 17, septembre, 2010

Cette année 2010, l’« année internationale de la biodiversité », est marquée par de nombreuses initiatives réalisées en vue d’impliquer davantage les entreprises dans la protection et la préservation de la biodiversité :
programme des Radios Francophones Publiques commun aux auditeurs de chacun de leurs pays consacré à la biodiversité, concours « Capitale française de la biodiversité » de Natureparif, les atlas de la biodiversité, concours « Ecologie » de Lafuma-WWF, tenue de football de Puma pour la protection des gorilles ou des éléphants en Afrique, Initiative Acres pour l’Amérique de Walmart, objectif empreinte écologique en eau neutre d’ici 2020 de Coca Cola, etc.

Et pourtant, la biodiversité semble mal se porter en France. Les relations et interactions des milieux naturels avec les organismes vivants subissent en effet les impacts de production des entreprises et 81 % des Français considèrent cet impact comme négatif voire très négatif, d’après le sondage publié jeudi 16 septembre 2010 par l’IFOP pour le compte de l’ONG WWF-France.

D’après ce sondage, réalisé auprès d’un échantillon de 1 011 personnes :

  • Parmi les cadres supérieurs, traditionnellement plus sensibles à la problématique environnementale, le pourcentage de perception négative des activités économiques atteint même 89 %.
  • L’industrie est considérée comme l’activité la plus impactante sur la nature, avec la chimie, « secteur qui polarise le plus les craintes, car l’opinion fait clairement le lien entre les pollutions chimiques et les risques pour la santé« , l’agriculture et le transport routier.
  • L’industrie du bois est en revanche moins évoquée par l’opinion, malgré la disparition à 40% des forêts mondiales au cours des 300 dernières années, ainsi que le BTP.


Le WWF, acteur de sensibilisation

WWF, commanditaire du sondage, ne s’étonne pas des résultats. « La biodiversité est un sujet neuf pour les entreprises. Nous avons réussi à les sensibiliser au changement climatique, mais nous n’avons pas encore réussi à les convaincre que sauvegarder la nature est un enjeu vital », constate Serge Orru, son directeur général.

Avec sa nouvelle étude « Les entreprises face à l’érosion de la biodiversité », le WWF souhaite fournir aux entreprises un outil concret afin de les sensibiliser sur leur impact et leur responsabilité en matière de biodiversité.
L’étude vise à à leur faire prendre conscience les entreprises de leur rôle et à les orienter vers plus d’éco-responsabilité, en montrant leurs interactions avec la biodiversité, les risques causés par leur activité.
Opportunités règlementaire, réputationnelles, participation à la création de certifications responsables, etc. sont des leviers d’actions que les entreprises peuvent activer pour préserver la biodiversité, et qui sont également expliquées dans l’étude.


Communication ou Greenwashing?

Concernant les politiques de communication sur les actions que les entreprises mènent en matière de protection de la biodiversité, 67% des Français ne sont pas convaincus de leur sincérité, y voyant plutôt un prétexte pour communiquer.

Il s’agit donc encore de greenwashing (voire notre article Le Greenwashing), un phénomène latent, durable, qui croît, et surtout qui contribue à augmenter le scepticisme des consommateurs.

D’après l’étude sur la RSE de la société Risc International, 70% des personnes interrogées n’ont aucune confiance dans les marques et seuls 12% se sentent influencés par la communication et le marketing des marques ; ils sont 8% aux Etats-Unis, 5% en Allemagne.


De fortes attentes exprimées

Avec 91% des Français estimant que les entreprises peuvent jouer un rôle important dans les années à venir, il serait temps pour les entreprises de s’intéresser à la biodiversité et de s’inspirer de l’étude du WWF.

A l’échelle internationale, le rapport « L’économie des écosystèmes et de la biodiversité des entreprises», du PNUE, publié à l’occasion du Premier Symposium mondial sur « l’entreprise la biodiversité » à Londres, montre que dans les pays en développement riches en biodiversité les chefs d’entreprises s’inquiètent de la disparition progressive du « capital naturel » de leur pays.
En Amérique latine, plus de 50% des PDG considèrent que l’appauvrissement de la biodiversité est une menace pour le développement et la croissance de leurs sociétés.

Les PDG sont 45% à partager ce sentiment en Afrique, et seulement 20% en Europe de l’Ouest.

Sources : Orsérie, UNEP, WWF-France – Les entreprises face à l’érosion de la biodiversité (Septembre 2010), Baromètre Entreprise et biodiversité (IFOP), Le blog du Marketing Durable

 

Recyclage des téléphones mobiles mardi, 31, août, 2010

D’après l’analyse de cycle de vie d’un téléphone portable, c’est la phase d’utilisation après celle de la fabrication (voir notre article L’analyse Du Cycle De Vie Pour Calculer L’empreinte Écologique Des Téléphones Portables), la plus impactante sur l’environnement.

Recycler son téléphone permet de prolonger sa durée de vie, et ainsi de limiter les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) et d’économiser les ressources.

Or, en moyenne :

  • Les Français renouvellent leur téléphone tous les 12 à 18 mois : nous sommes près de 20 millions à changer de téléphone portable.
  • On estime qu’il y a 4 téléphones inutilisés par foyer (et près de 100 millions de téléphones mobiles au niveau mondial, d’après une étude de Deloitte) : 40 % d’entre nous le rangent au fond d’un tiroir
  • Entre 7% et 10% de téléphones seulement sont recyclés.

A titre d’exemple, il suffit de deux batteries pour polluer l’équivalent d’une piscine olympique. Autre chiffre marquant, si les 20 millions de téléphones renouvelés chaque année en France étaient réutilisés, c’est 56 millions de litres de pétrole qui seraient économisés.

Sensbiliser les consommateurs au recyclage

Outre les journées de recyclage des téléphones mobiles, organisées par Orange avec WWF et Emmaüs International, ou le service de recyclage de mobiles de Bouygues Telecom, il existe un autre moyen d’allier écologie avec économie.


Fonebak est un service qui se propose de recycler les anciens téléphones mobiles et de reverser une somme d’argent en fonction du modèle et de l’état de celui-ci.
Via son site Internet, Fonebak permet à l’utilisateur de consulter en temps réel la valeur de reprise et ensuite d’envoyer son mobile, qui sera soit démantelé afin d’en extraire les composants toxiques, soit réparé et remis à neuf pour être revendu sur le marché de l’occasion dans les pays émergents.

Un recyclage responsable

Avec une triple certification (ISO 2001, ISO 9001, EMAS), Fonebak participe en tant qu’acteur majeur de la filière des DEEE en assurant le recyclage des déchets toxiques. Au-delà de ce service, Fonebak a en plus une démarche éco-responsable puisque :

  • L’entreprise a noué des partenariats avec des organismes spécialisés (réseau Envie, ateliers protégés…), afin de favoriser l’insertion de personnes en difficulté sur le territoire. Fonebak a ainsi créé plus de 30 emplois sur la France.
  • Un partenariat avec le Téléthon permet d’organiser chaque année une collecte au profit de l’Association Française contre les Myopathies (AFM).
  • L’utilisateur peut planter des arbres grâce au programme de plantation d’arbres (différentes espèces d’Acacias ) au Niger en partenariat avec Tree-Nation.

A noter que d’autres sites proposent également cette formule (Greenzer).

Sources : Dossier de Presse 2010 Fonebak, Greenzer, Orange, GreenIT, Services Mobiles

 

Vers des bouteilles d’eau éco-responsables? jeudi, 8, juillet, 2010

Le marché de la bouteille d’eau tend vers des modes de production et de consommation plus éco-responsables et les acteurs du secteur cherchent progressivement de nouvelles innovations pour favoriser les éco-emballages.

1. Les matériaux

Le choix des acteurs de l’industrie des bouteilles d’eau d’innover avec de nouveaux matériaux répond à une volonté d’améliorer la

recyclabilité et la biodégradabilité des produits, visant à augmenter leur durabilité.

Le PLA, bioplastique d’origine végétale renouvelable

L’eau minérale de Belu est embouteillée dans un contenant entièrement compostable (PLA),

dont les profits sont reversés à des projets projets de purification de l’eau partout dans le monde

et dont le partenariat avec l’association WaterAid permet à une personne en Inde ou en Afrique

d’avoir de l’eau pure pendant un mois pour chaque bouteille achetée par un consommateur britannique

(Royaume-Uni).

Cette bouteille bénéficie en plus d’une réduction des émissions de transport, puisque la marque refuse

l’exportation de ses bouteilles.

Belu, un exemple d’éco-conception et d’éco-bouteille

Le polyéthylène téréphtalate PET, matériau plastique offrant une propriété recyclable

La bouteille ENSO d’Earth Water en PET 100 % biodégradable et recyclable est  conçue à base d’amidon de maïs sans OGM

et se transforme en biomasse ou biogaz (Canada).

écobouteille ENSO

La bouteille Ecopure d’ENSO Bottles présente l’avantage d’être fabriquée de PET biodegradable dans les environnements

aérobique et anaérobique, et la possibilité d’être recyclée avec les autres bouteilles PET classiques (Etats-Unis).


Le rPET, du PET recylé

Alors que le PET est un matériau recyclable, le rPET consiste en du PET recylé. Il peut être « propre », c’est-à-dire issu des rebuts

de production de bouteilles ou préformes ou provenir des déchets ménagers.

On retrouve ce matériau recyclé qui permet de concilier la préservation des qualités des eaux minérales naturelles et la réduction

des impacts sur l’environnement des emballages dans :

  • La bouteille d’eau Montclair de Nestlé Waters Canada fabriquée à partir de 100% de rPET
  • L’Eco Réserve de 8 litres de Volvic 100% recyclable ( 40% de rPET)
  • La bouteille d’eau Naya faites à 100% de plastique recyclé PET post consommation, avec une réduction de 30% de l’empreinte carbone (Canada).

Ainsi, l’utilisation du RPET s’inscrit dans une démarche d’éco-conception des emballages.

Les matières végétales

La bouteille « Plantbottle » de Coca-Cola (voir notre article La Démarche De Coca-Cola) est 100% recyclable et composée

de pétrole et de matière végétale, issue de la canne à sucre et de la mélasse. La bouteille permet de réduire de 25% les émissions

de CO2 par rapport à une bouteille classique PET.

La bouteille d’eau de Water & Mineral Water en bioplastique recyclable, 100% végétale et entièrement compostable est

réalisée en acide lactique issu du maïs pour le corps du flacon, en fécule de pomme de terre pour le bouchon, et l’étiquette

en acétate de cellulose adhère grâce à une colle végétale (France).

    et plus respectueuse de l’environnement

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Carbone neutre, biodiversité et éco-emballages chez Puma lundi, 28, juin, 2010

Suite à l’appel lancé par le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) afin de réduire les déplacements internationaux des équipes lors de la coupe du monde 2010, la marque sportive Puma a annoncé lors de la conférence « Business for the Environment Summit » (B4E) à Séoul, qu’elle compenserait les émissions mondiales de CO2 de ses 7 équipes nationales sponsorisées.

En effet, Puma affiche une volonté éco-responsable en intégrant le développement durable dans le fonctionnement de l’entreprise et dans son cycle de production, avec pour objectifs de :

  • réduire sa consommation d’eau et d’énergie,
  • réduire ses déchets et ses émissions de CO2 de 25 % d’ici à 2015 ;
  • compenser la quantité d’émissions de CO2.

A cette fin, l’entreprise a demandé à ses bureaux, magasins et entrepôts locaux d’utiliser des sources d’énergie électrique renouvelables afin de s’aligner avec le siège « PUMAVision » en Allemagne. Les émissions du siège sont en effet compensées par un soutien actif à un parc éolien basé en Turquie, faisant du siège de la marque le premier siège social neutre en carbone de l’industrie du Sportlifestyle et des articles de sport.

    Objectif Carbone neutre

L’ensemble des émissions carbones des équipes sponsorisées par Puma correspond aux émissions de CO2 d’un total de 336 joueurs et officiels. Parmi les équipes PUMA qualifiées pour la Coupe du Monde, on retrouve l’Algérie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Italie, la Suisse et l’Uruguay.

Par cet engagement fort, Puma souhaite devenir « la première société neutre en carbone de l’industrie du Sportlifestyle », en finançant des projets en Afrique pour préserver la biodiversité.

S’inscrivant dans le cadre des programmes de RSE de la marque, ces projets de compensation destinés à l’Afrique sont audités par une société de conseil pour contrôler leur conformité aux normes de qualité internationales comme le Mécanisme de développement propre (MDP), le Gold Standard et le Voluntary Emission Reduction Standard.

    Un programme avec le PNUE en faveur de la biodiversité

Dans le cadre de l’année internationale de la biodiversité 2010, le partenariat de la marque avec  le PNUE «Play for Life» vise à sensibiliser les amateurs de football sur l’importance de la conservation des habitats et des espèces au travers de diverses compétitions de football, dont la Coupe d’Afrique des nations, ou les matches amicaux préparatoires à la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud.

Ainsi, l’Africa Unity Kit, premier maillot de football conçu pour être porté par les 12 pays d’Afrique que PUMA sponsorise, est le principal outil de collecte de fonds pour préserver la biodiversité exceptionnelle de l’Afrique et protéger la vie végétale et animale, et en particulier les espèces menacées sur le continent tels que les lions, les éléphants, les gorilles et les renards du désert.

A côté de l’Africa Unity Kit, Puma a également lancé les tee-shirts PUMA Unity, les lacets de chaussures de collection fabriqués par l’artiste de renomée Kehinde Wiley, dont le label jaune « vie » de PUMA permet aux consommateurs d’identifier les produits bénéficiant des projets soutenus par PUMAVision.

    Des éco-emballages recyclables

Puma agit également à la source, en abandonnant le PVC dans ses fabrications, lui valant une reconnaissance auprès de Greenpeace, mais aussi en innovant ses produits, notamment avec son Clever Little Bag, qui permet de :

  • réduire de 65% la consommation de papier
  • économiser 192 tonnes de plastique
  • consommer 500 000 litres de carburant de moins pour le transport et l’acheminement des produits.

Généralisé à toutes les ventes de chaussures Puma en 2011, le Clever Little Bag est un emballage à chaussures imaginé par Yves Béhar, éco-designer, pour Puma. Il s’agit d’une une boîte avec une structure en carton et une pochette en polymère recyclé, réutilisable pour d’autres usages, permettant d’un point de vue de la production et de la logistique un impact environnemental moindre et une économie de :

  • 8 500 tonnes de papier,
  • 20 millions de mégajoules d’électricité,
  • 1 million de litres de carburant et d’eau,
  • et 275 tonnes de plastiques grâce à la réduction du poids de l’emballage avec la disparition du couvercle.

De même, avec le téléphone portable solaire, élaboré en collaboration avec Sagem et dont la face arrière est un panneau de cellules solaires, pouvant permettre, pour une heure d’exposition, d’écouter de la musique pendant 1h30 ou d’envoyer 30 SMS, la marque sportive innove l’emballage du produit, composé de journal et de carton recyclés. Ce téléphone sera en vente partout dès la fin du mois de juin.

Sources : Communiqué de press Puma, Durable.com, UNEP, MarcelGreen

 

L’éco-conception et la cosmétique lundi, 31, mai, 2010

Des tendances à l’éco-conception

Selon le guide RSE et initiative durable dans l’industrie de la beauté 2010 publié par Organic Monitor, l’emballage, dont l’impact environnemental est élevé, est l’un des principaux axe d’amélioration des entreprises en termes de réduction d’emballages, de revalorisation, de réduction du poids, ou de nouveaux matériaux d’emballage tels que les biopolymères et les bambous.

Ce rapport montre que « les entreprises de cosmétiques naturels et biologiques sont celles qui ouvrent la voie en matière de RSE et de développement durable »

D’autre part, une enquête réalisée par EskoArtwork, Adobe et l’International Packaging Institute (IPI) en 2009 révèle que les motivations-clés pour le développement d’emballages durables sont :

  • la demande des consommateurs (70%),
  • les réglementations et la législation (64%),
  • les exigences des distributeurs,

84% pensent que les « contraintes environnementales et sociologiques entraîneront des « changements significatives » (63%) ou « de nouvelles orientations incontournables » (21%).

Par ailleurs, PCD 2010 marque LE rendez-vous des experts des conditionnements Parfums et Cosmétiques. Il s’agit de la 6ème édition de PCD (Parfums, Cosmétiques & Design) dédié à l’innovation packaging. Plus de 1.200 représentants de marques internationales leaders et fournisseurs d’emballages se sont réunis en janvier 2010 autour des derniers développements en termes d’innovations et de développement durable.

Ces tendances en faveur de l’éco-conception marquent une évolution du secteur des cosmétiques : de plus en plus d’entreprises intègrent la dimension environnementale dans leur stratégie.

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