Le blog de l'éco-conception

L'éco-conception, une démarche de progrès continu

De la bouteille d’eau à l’éco-pratique : entre design et usage lundi, 24, janvier, 2011

Filed under: 3. Les acteurs de l'éco-conception — ecoconception @ 6:58

Comme le soulignait Islem A. Yezza, expert en packaging canadien, « l’éco-conception ne doit pas faire oublier les fonctionnalités et attentes de tout emballage : Conservation, protection transport et…Praticité »

L’exemple de la feuille d’eau de Philippe Starck l’illustre bien, en encourageant à consommer l’eau du robinet grâce à une feuille d’eau pratique et transportable (cf notre article Vers des bouteilles d’eau éco-responsables?)

Dans cette même démarche, Gobi est une bouteille portable et personnalisable, pensée et éco-conçue en partant des usages et pour s’adresser au plus grand nombre.

ecoconception-gobi

L’innovation réside dans la combinaison du produit et de son éco-système, avec pour objectif est de susciter un changement de mode de consommation et une nouvelle façon, plus écologique, de boire de l’eau.

Le but est en effet de faciliter la consommation d’eau sans utilisation de contenants jetables (gobelets et bouteilles à usage unique) hors du domicile. Selon les fondateurs, « Aujourd’hui, il faut réussir à réduire nos impacts en inventant des solutions créatives et communautaires avant de penser recyclage ou «biodégradable» : changer plutôt que corriger« .

Ainsi, le Gobi s’inscrit dans une démarche d’éco-conception, puisque la bouteille :

  • est sans BPA et réutilisable en toute sécurité pendant plusieurs années. et en plus peut être lavé en machine.
  • est fabriqué en France, ce qui permet d’être en contact permanent avec l’usine et d’éviter des coûts de transports internationaux, ainsi que la pollution qui va de paire.

Côté design, le Gobi :

  • est transparent parce qu’il est important pour les utilisateurs de voir l’eau et s’assurer de la propreté
  • pèse moins de 100 grammes et mesure 21 cm pour tenir facilement dans un sac ou une sacoche tout en offrant 40 cl ce qui correspond à la consommation moyenne pour une matinée ou une après-midi
  • a un goulot simple et un peu large parce que tout le monde «sait» boire avec un goulot simple, que c’est facile à remplir et à nettoyer. Avec un pas de vis intérieur pour le confort.
  • Bénéficie d’un système de personnalisation breveté qui permet de reconnaître son Gobi parmi des centaines d’autres à l’école ou au bureau (sans altérer le design) et de s’approprier son Gobi
  • a une petite anse en forme de goutte qui permet de l’attraper, le tenir ou d’y accrocher une lanière.

Le Gobi a donc été pensé avant tout pour l’USAGE par le designer Cédric Ragot.

Plus d’info : http://www.gobilab.com

 

Vers des bouteilles d’eau éco-responsables? jeudi, 8, juillet, 2010

Le marché de la bouteille d’eau tend vers des modes de production et de consommation plus éco-responsables et les acteurs du secteur cherchent progressivement de nouvelles innovations pour favoriser les éco-emballages.

1. Les matériaux

Le choix des acteurs de l’industrie des bouteilles d’eau d’innover avec de nouveaux matériaux répond à une volonté d’améliorer la

recyclabilité et la biodégradabilité des produits, visant à augmenter leur durabilité.

Le PLA, bioplastique d’origine végétale renouvelable

L’eau minérale de Belu est embouteillée dans un contenant entièrement compostable (PLA),

dont les profits sont reversés à des projets projets de purification de l’eau partout dans le monde

et dont le partenariat avec l’association WaterAid permet à une personne en Inde ou en Afrique

d’avoir de l’eau pure pendant un mois pour chaque bouteille achetée par un consommateur britannique

(Royaume-Uni).

Cette bouteille bénéficie en plus d’une réduction des émissions de transport, puisque la marque refuse

l’exportation de ses bouteilles.

Belu, un exemple d’éco-conception et d’éco-bouteille

Le polyéthylène téréphtalate PET, matériau plastique offrant une propriété recyclable

La bouteille ENSO d’Earth Water en PET 100 % biodégradable et recyclable est  conçue à base d’amidon de maïs sans OGM

et se transforme en biomasse ou biogaz (Canada).

écobouteille ENSO

La bouteille Ecopure d’ENSO Bottles présente l’avantage d’être fabriquée de PET biodegradable dans les environnements

aérobique et anaérobique, et la possibilité d’être recyclée avec les autres bouteilles PET classiques (Etats-Unis).


Le rPET, du PET recylé

Alors que le PET est un matériau recyclable, le rPET consiste en du PET recylé. Il peut être « propre », c’est-à-dire issu des rebuts

de production de bouteilles ou préformes ou provenir des déchets ménagers.

On retrouve ce matériau recyclé qui permet de concilier la préservation des qualités des eaux minérales naturelles et la réduction

des impacts sur l’environnement des emballages dans :

  • La bouteille d’eau Montclair de Nestlé Waters Canada fabriquée à partir de 100% de rPET
  • L’Eco Réserve de 8 litres de Volvic 100% recyclable ( 40% de rPET)
  • La bouteille d’eau Naya faites à 100% de plastique recyclé PET post consommation, avec une réduction de 30% de l’empreinte carbone (Canada).

Ainsi, l’utilisation du RPET s’inscrit dans une démarche d’éco-conception des emballages.

Les matières végétales

La bouteille « Plantbottle » de Coca-Cola (voir notre article La Démarche De Coca-Cola) est 100% recyclable et composée

de pétrole et de matière végétale, issue de la canne à sucre et de la mélasse. La bouteille permet de réduire de 25% les émissions

de CO2 par rapport à une bouteille classique PET.

La bouteille d’eau de Water & Mineral Water en bioplastique recyclable, 100% végétale et entièrement compostable est

réalisée en acide lactique issu du maïs pour le corps du flacon, en fécule de pomme de terre pour le bouchon, et l’étiquette

en acétate de cellulose adhère grâce à une colle végétale (France).

    et plus respectueuse de l’environnement

(more…)

 

Carbone neutre, biodiversité et éco-emballages chez Puma lundi, 28, juin, 2010

Suite à l’appel lancé par le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) afin de réduire les déplacements internationaux des équipes lors de la coupe du monde 2010, la marque sportive Puma a annoncé lors de la conférence « Business for the Environment Summit » (B4E) à Séoul, qu’elle compenserait les émissions mondiales de CO2 de ses 7 équipes nationales sponsorisées.

En effet, Puma affiche une volonté éco-responsable en intégrant le développement durable dans le fonctionnement de l’entreprise et dans son cycle de production, avec pour objectifs de :

  • réduire sa consommation d’eau et d’énergie,
  • réduire ses déchets et ses émissions de CO2 de 25 % d’ici à 2015 ;
  • compenser la quantité d’émissions de CO2.

A cette fin, l’entreprise a demandé à ses bureaux, magasins et entrepôts locaux d’utiliser des sources d’énergie électrique renouvelables afin de s’aligner avec le siège « PUMAVision » en Allemagne. Les émissions du siège sont en effet compensées par un soutien actif à un parc éolien basé en Turquie, faisant du siège de la marque le premier siège social neutre en carbone de l’industrie du Sportlifestyle et des articles de sport.

    Objectif Carbone neutre

L’ensemble des émissions carbones des équipes sponsorisées par Puma correspond aux émissions de CO2 d’un total de 336 joueurs et officiels. Parmi les équipes PUMA qualifiées pour la Coupe du Monde, on retrouve l’Algérie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Italie, la Suisse et l’Uruguay.

Par cet engagement fort, Puma souhaite devenir « la première société neutre en carbone de l’industrie du Sportlifestyle », en finançant des projets en Afrique pour préserver la biodiversité.

S’inscrivant dans le cadre des programmes de RSE de la marque, ces projets de compensation destinés à l’Afrique sont audités par une société de conseil pour contrôler leur conformité aux normes de qualité internationales comme le Mécanisme de développement propre (MDP), le Gold Standard et le Voluntary Emission Reduction Standard.

    Un programme avec le PNUE en faveur de la biodiversité

Dans le cadre de l’année internationale de la biodiversité 2010, le partenariat de la marque avec  le PNUE «Play for Life» vise à sensibiliser les amateurs de football sur l’importance de la conservation des habitats et des espèces au travers de diverses compétitions de football, dont la Coupe d’Afrique des nations, ou les matches amicaux préparatoires à la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud.

Ainsi, l’Africa Unity Kit, premier maillot de football conçu pour être porté par les 12 pays d’Afrique que PUMA sponsorise, est le principal outil de collecte de fonds pour préserver la biodiversité exceptionnelle de l’Afrique et protéger la vie végétale et animale, et en particulier les espèces menacées sur le continent tels que les lions, les éléphants, les gorilles et les renards du désert.

A côté de l’Africa Unity Kit, Puma a également lancé les tee-shirts PUMA Unity, les lacets de chaussures de collection fabriqués par l’artiste de renomée Kehinde Wiley, dont le label jaune « vie » de PUMA permet aux consommateurs d’identifier les produits bénéficiant des projets soutenus par PUMAVision.

    Des éco-emballages recyclables

Puma agit également à la source, en abandonnant le PVC dans ses fabrications, lui valant une reconnaissance auprès de Greenpeace, mais aussi en innovant ses produits, notamment avec son Clever Little Bag, qui permet de :

  • réduire de 65% la consommation de papier
  • économiser 192 tonnes de plastique
  • consommer 500 000 litres de carburant de moins pour le transport et l’acheminement des produits.

Généralisé à toutes les ventes de chaussures Puma en 2011, le Clever Little Bag est un emballage à chaussures imaginé par Yves Béhar, éco-designer, pour Puma. Il s’agit d’une une boîte avec une structure en carton et une pochette en polymère recyclé, réutilisable pour d’autres usages, permettant d’un point de vue de la production et de la logistique un impact environnemental moindre et une économie de :

  • 8 500 tonnes de papier,
  • 20 millions de mégajoules d’électricité,
  • 1 million de litres de carburant et d’eau,
  • et 275 tonnes de plastiques grâce à la réduction du poids de l’emballage avec la disparition du couvercle.

De même, avec le téléphone portable solaire, élaboré en collaboration avec Sagem et dont la face arrière est un panneau de cellules solaires, pouvant permettre, pour une heure d’exposition, d’écouter de la musique pendant 1h30 ou d’envoyer 30 SMS, la marque sportive innove l’emballage du produit, composé de journal et de carton recyclés. Ce téléphone sera en vente partout dès la fin du mois de juin.

Sources : Communiqué de press Puma, Durable.com, UNEP, MarcelGreen

 

Le blog de l’éco-conception, partenaire de l’Observatoire de l’EcoDesign vendredi, 4, juin, 2010

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Le blog de l’éco-conception s’associe avec l’Observatoire de l’EcoDesign, une communauté EcoDesign ouverte, pour vous fournir une expertise dans le domaine de l’EcoDesign, avec une approche innovante et large d’éco-conception.

Plateforme collaborative et transversale, l’Observatoire de l’EcoDesign rassemble les acteurs concernés par l’Ecodesign, qu’ils soient dirigeants d’entreprises, ingénieurs, designers, architectes, bureaux d’études, écoles de Design ou collectivités locales.

L’objectif de l’Observatoire, fondée par Brigitte Kahane, également directrice de PimliKo, Cabinet Innovation EcoDesign est de construire une communauté EcoDesign fédérant le monde de la Recherche, de la Création et de l’Entreprise.

Le blog de l’éco-conception alimentera la partie EcoDesignInfos de l’Observatoire de l’EcoDesign, avec des actualités sélectionnées par une équipe d’experts en éco-conception.

Téléchargez le dossier de presse : Observatoire de l’EcoDesign – Dossier Presse – Juin 2010

 

L’analyse du cycle de vie pour calculer l’empreinte écologique des téléphones portables mardi, 18, mai, 2010

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En 2008, l’Ademe et Codde ont analysé le cycle de vie d’un mobile « moyen » de deuxième génération révélant que :

  • La phase de fabrication est celle qui impacte le plus
  • La phase de transport est très faiblement contributrice aux impacts sur l’ensemble des indicateurs environnementaux, sauf pour la destruction de la couche d’ozone, où elle génère 10 % de la pollution
  • La phase d’utilisation est responsable de 1 % à 19 % des impacts.

Une étude plus approfondie a ensuite permis d’identifier les éléments du téléphone qui sont le plus responsables des impacts environnementaux :

  • L’écran LCD
  • L’ensemble électronique hors batterie et écran
  • La batterie Lithium-ion
  • Le chargeur

Une autre étude menée par Eric Williams (Arizona State University, USA), Jinglei Yua et Meiting Jua (Nankai University, Chine) analyse l’ACV d’un téléphone portable et les flux de matière pour calculer l’empreinte globale d’un mobile fabriqué et utilisé en Chine.

Les résultats pointent également le processus de fabrication, qui concentre 50% de toute l’énergie consommée sur l’ensemble du cycle de vie, contre seulement 20% pour la phase d’utilisation. En revanche pour la France le poids de la phase d’utilisation est de l’ordre de 5%.

Avec l’ACV et l’évaluation des impacts environnementaux, l’écoconception permet d’identifier les axes d’amélioration, comme l’exclusion des substances chimiques dangereuses pour l’environnement, ou la conception de boîtiers recyclables.

    Parmi les marques de téléphones portables, Greenpeace garde au top de son classement 2010 Nokia, notamment grâce à son programme de récupération de mobiles usagés  avec 5.000 points de collecte dans 84 pays.

L’exemple de Nokia

Nokia lance en effet en 2008 sa campagne locale d’accompagnement en France en partenariat avec le WWF pour améliorer le processus de récupération des mobiles. 1000 points de vente et de service après-vente Nokia Care disposent ainsi de boîtes de collecte dédiées aux mobiles, similaires à celles destinées aux piles usagées. A l’échelle internationale, ce sont 85 pays qui ont mis en place des actions en vue de favoriser recyclage.

En 2008, 5 euros étaient reversés au WWF pour chaque portable reçu, et destinés à accompagner la sauvegarde de la Loire :

  • 5 euros, c’est 5 m² de riches vasières de l’estuaire de la Loire réhabilitées
  • 5 euros, c’est 15m² de forêts alluviales des bords de Loire qui sont sauvegardées

De même, en rejoignant le programme  « Climate Savers »  du WWF, Nokia compte diviser par 2 l’énergie de réserve utilisée par ses chargeurs de téléphones mobiles, grâce à l’utilisation de l’électricité verte pour alimenter 50 % de ses centres d’ici 2010 et à la réduction de ses besoins énergétiques globaux de ses sites de 6 % d’ici 2012.

Le Nokia 3110 Evolve, 1er mobile éco-conçu de Nokia en France, lancé en juin 2008 par Bouygues Telecom Entreprises, renforce la démarche d’éco-conception plus respectueuse de l’environnement entreprise par Nokia. Son enveloppe est composée à plus de 50% de bioplastique provenant de sources renouvelables, et son emballage est en matériau 60% recyclé avec un chargeur utilisant 94% d’énergie en moins que ce qu’exige le label Energy Star.

    On peut également souligner la performance environnementale de modèles d’autres marques de téléphones :