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L'éco-conception, une démarche de progrès continu

La problématique des éco-labels lundi, 4, février, 2008

Filed under: 6.1. éco-consommation — ecoconception @ 8:50
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Consommer éco-responsable devient de plus en plus difficile face à la profusion de labels sur les produits de consommation courante (équitable, éthique, écologique, biologique, naturel). Le consommateur ne dispose que de peu d’informations, et tend à rejeter la crédibilité de ces labels.

On peut ainsi parler dans ce contexte d’éco-blanchiment ou de greenwashing (voir article Greenwashing) qui se banalise et qui a pour objectif de créer la confusion chez le consommateur.

 

Si Max Havelaar et AB (pour Agriculture biologique) sont des noms familiers, le consommateur a des notions assez vagues de la réalité qui se cache derrière les étiquettes. Les labels publics présentent également des lacunes puisqu’aucune campagne de promotion de la Fleur, l’écolabel européen, n’est prévue, la publicité étant laissée aux soins du producteur.

« C’est au consommateur d’être exigeant et de vérifier le cahier des charges » insiste Nicolas Gauthy, de la communication de Max Havelaar.

Tout ce qui est vert n’est pas écologique. Dans la distribution, des gammes de produits bio ou solidaires apparaissent et la plupart du temps, il s’agit d’articles labellisés, réunis sous une même appellation : Monoprix Bio (label AB), Carrefour Agir (écolabel européen, Max Havelaar et OekoTex entre autre) ou Auchan Bio (Ecocert).

D’autres en revanche contournent l’étape de certification. La marque Monoprix Vert propose par exemple des produitsménagers “biologiques”, une dénomination qui n’est pas réglementée pour les articles de ce secteur. « Certains produits contiennent des huiles essentielles, qui sont exclues du cahier des charges de l’écolabel européen » explique Anaïs Lannes, de la communication de Monoprix. De ce fait, malgré le contenu des articles fabriqués à base de « matières végétales et renouvelables », l’obtention de l’éco-label européen est impossible.

C’est la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui prend le relais en cas d’utilisation abusive du terme “biologique”.

L’expression “commerce équitable” peut en revanche être utilisée librement. Chaque organisme a cependant une définition différente, alimentant ainsi le trouble chez le consommateur. Cette situation confuse est amenée à évoluer, avec la mise en place de la Commission nationale du commerce équitable (CNCE), qui imposera un référentiel commun pour le commerce équitable.

Les certifications privées sont souvent plus exigeantes que les publiques, à l’image de Nature & Progrès, plus stricte qu’AB. De même, plus le champ d’application du label est grand, plus il est laxiste.

Les informationS pour distinguer la labellisation des produits de la certification des marques sont pauvres. Les labels ne s’appliquent qu’à un produit spécifique, et ne garantissent pas la qualité de la marque dans sa globalité, ni celle du distributeur du produit. Cette confusion fait partie des reproches formulés à l’encontre des organismes de certification. Néanmoins, il existe des marques et des magasins dont 100% des produits sont équitables et/ou bio, comme Alter Eco, Artisans du Monde ou Ideo pour le prêt-à-porter. Il y a aussi des filières intégrées, comme Minga ou la Plateforme pour le commerce équitable (PFCE), qui garantissent la qualité des structures d’importation/exportation et de commercialisation des produits.

 

Par ailleurs, une plate-forme, GreenWashing Index, vient d’être lancée par EnviroMedia Social Marketing en partenariat avec l’Ecole de Journalisme et de Communication d’Oregon afin de permettre aux consommateurs d’évaluer la portée des campagnes de publicité axées sur le développement durable et de donner leur point de vue.

Alors même que les écolabels sont encore assez peu connus du grand public, le nombre important de logos sur les produits amène une confusion confusion chez le consommateur, qui doit s’armer de vigilance et surveiller :

  • le greenwashing
  • la concurrence entre les certifications publiques et privées
  • les lacunes d’information, volontaires ou non

Un label représente des contraintes et des coûts en temps et en argent pour beaucoup de PME. Cependant, un écolabel peut devenir un investissement rentable s’il permet de générer des profits grâce à la valeur ajoutée qu’il représente.

Sources :

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