Le blog de l’éco-conception

Ensemble pour l’éco-conception!

L’indice carbone de Casino Mardi, 17, juin, 2008

Sous l’impulsion du Grenelle de l’environnement, Casino lance une première série de produits alimentaires portant une « étiquette CO2 », calculée sur l’ensemble du cycle de vie.

Pionnier en la matière, le groupe Casino annonçait déjà en septembre 2007 la mise en place d’un système d’étiquetage environnemental, développé par BIO Intelligence service et soutenu par le MEDDAD et l’ADEME (voir notre article un étiquetage environnemental chez Casino)

En janvier 2007, Casino débutait la collecte des données environnementales. Plus de 600 produits auprès de 150 fournisseurs directs de Casino ont été évalués sur la base de leur cycle de vie des produits : depuis les matières premières jusqu’au point de vente final.

L’Indice Carbone Casino indique la quantité de gaz à effet de serre émise pour 100 grammes de produit lors des 5 étapes clés de son cycle de vie :

  • Etapes agricoles
  • Fabrication du produit
  • Transport , depuis le champ jusqu’aux entrepôts Casino
  • Emballages , depuis l’extraction des matières premières jusqu’au recyclage
  • Distribution , depuis les entrepôts Casino jusqu’au domicile du consommateur

Par exemple, une boîte de conserve affiche un bilan de 225g de CO2 pour une origine France et de 305g pour une origine Ukraine, avec dans les deux cas, un transport par camion.

Pour le consommateur final, Casino a voulu offrir une lisibilité positive, en lui indiquant ce qu’il peut faire pour protéger l’environnment :

  • L’étiquetage environnemental est symbolisé par une feuille verte, dont le pictogramme sera apposé sur la face avant des emballages des produits Casino, signalant la quantité de gaz à effet de serre émise pour 100g de produit.
  • La réglette allant du jaune clair au vert foncé précise au dos du produit la graduation de l’impact environnemental fixée par l’ADEME, permettant de le situer et de le comparer.
  • Une information sur la recyclabilité est destinée à encourager les consommateurs à trier correctement tous les emballages afin de maximiser le taux de recyclabilité, indiquant quel pourcentage de l’emballage sera recyclé et quel pourcentage pourrait être recyclé si tous les consommateurs triaient correctement leurs déchets

Cete démarche d’éco-communication marque une volonté de transparence du groupe Casino, dont 200 produits devraient être étiquetés d’ici fin 2008.

« Le but de la démarche est pédagogique. Elle doit susciter l’adhésion du public », confirme à ce sujet Alain Bizeau du groupe Casino. Pour le groupe, l’enjeu est de taille : un produit vendu sur deux dans ses magasins est un produit Casino.

Alors que l’indexation des produits est encore insuffisamment répandue, l’initiative de Casino dans le secteur de la distribution alimentaire apparaît aujourd’hui comme la première réponse concrète du Grenelle de l’Environnement, pour promouvoir une consommation éco-responsable.

Mais si l’objectif de sensibilisation auprès des consommateurs est partagé, les modes de calcul et les indices diffèrent.

Ainsi, les magasins Leclerc expérimentent avec l’appui de l’ADEME depuis début avril, dans deux magasins du Nord de la France, à Wattrelos et Templeuve, une opération d’étiquetage des produits alimentaires en « poids C02 ». Contrairement à la démarche de de Casino, le ticket de caisse Leclerc affiche à côté du prix en euros, le bilan carbone du caddy, exprimé en kilogramme équivalent CO2.

Quant à Intermarché et Ecomarché, l’Ecolo Pass, un étiquetage ciblé sur le tri et la recyclabilité des emballages, vient d’être déployé sur 4 500 produits.

Selon le ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire Jean-Louis Borloo, « Les entreprises ont un rôle essentiel à jouer dans la mise en œuvre du Grenelle environnement. En donnant “un prix écologique” aux produits, en apportant une réponse claire et précise aux clients, cette initiative permet de placer la consommation responsable dans le quotidien des Français. »

Retrouvez le communiqué de presse de Casino

 

L’exemple de Lafuma Lundi, 9, juin, 2008

Lafuma est une entreprise pionnière en terme d’éco-conception : elle a adopté une démarche structurée de développement durable, en favorisant l’éco-conception de ses produits, mais également en développant une stratégie de communication et de partenariats. L’éco-innovation et l’éco-communication de Lafuma crédibilise cette démarche, remédiant ainsi au greenwashing (ou le polémique marketing vert) et au scepticisme des consommateurs.

L’engagement de Lafuma est à la fois :

  • Philosophique : La démarche RSE de Lafuma marque une volonté des dirigeants de promouvoir l’évolution nécessaire de la société vers des modes de production et de consommation éco-responsables.
  • Stratégique/Technologique : L’éco-conception, source d’innovation et de différentiation de la conception du produit à sa livraison sur un marché très concurrentiel.
  • Économique : Moins de matières, moins d’énergie, moins de déchets pour des produits plus polyvalents, durables, plus sûrs et plus confortables améliore la productivité tout en favorisant le bien être social.

En amont, la démarche d’éco-conception de Lafuma s’articule autour des axes suivants :

  • Evaluation environnementale d’un produit existant
  • Identification des points noirs
  • Cahier des Charges Fonctionnel & Environnemental, qui étaye l’ACV
  • Sélection des pistes d’amélioration
  • Conception, design et réalisation de prototypes
  • Commercialisation et communication
  • exemple de produit éco-conçu

Exemple de produit Lafuma éco-conçu

Lafuma a également mis en place un Système de Management Environnemental (voir notre article sur le SME) performant, qui s’appuie sur :

  • Une volonté de s’engager dans le développement durable, en s’entourant de différents partenaires (France Nature Environnement FNE puis WWF)
  • Une volonté pionnière émanant de la Direction d’intégrer le développement durable dans la stratégie d’entreprise, sous la forme de :

-Soutien de cabinets spécialisés (O2 France, Ethicity)
-Analyses et développement en partenariat avec des sociétés expertes : CTC, Ademe
-Mise en place d’une organisation interne adaptée
-Sensibilisation interne pour mobiliser l’ensemble des salariés

  • L’éco-communication valorisant l’implication du personnel, des tiers et des clients afin de favoriser la transparence de l’information et la participation collective à l’éco-conception, avec, entre autres, son label de développement durable « Pure Leaf Project », basé sur une charte interne établissant des objectifs clairs pour sa politique de Développement Durable

Par ailleurs Lafuma veut faire preuve de crédibilité en associant le WWF à sa démarche de développement durable dans son ensemble. Le partenariat Lafuma – WWF a pour vocation à promouvoir et diffuser des produits partage : une gamme de sacs scolaires et bagagerie éco-conçues aux couleurs du panda dont une partie du prix est reversée au WWF.

Un comité de pilotage est organisé tous les deux mois, composés de membres du WWF et de représentants de tous les départements de Lafuma, pour animer six groupes de travail : production, logistique, conception produits, ressources humaines, force de vente et communication.

Au-delà du travail d’éco-conception, la démarche développement durable se généralise progressivement à toute l’entreprise : rénovation de l’atelier peinture, mise en place d’une navette pour les salariés, ouverture d’un éco-resto, réflexion énergétique, la « journée environnement » pour l’ensemble des salariés pour échanger sur les enjeux de la protection de la planète. (Lire la suite…)

 

La méthode éco-com de Sidièse et l’ADEME Mardi, 29, avril, 2008

Classé dans : 6.2. éco-communication — ecoconception @ 10:55
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En partenariat avec l’ADEME et le cabinet des enjeux et des hommes , la « méthode éco-com » a été conçue afin de sensibiliser les annonceurs et les métiers de la communication à de nouveaux modes de production plus éco-responsables, et donc de limiter l’impact de leurs activités sur l’environnement.

La « méthode éco-com » s’inscrit dans une démarche de développement durable des entreprises, que Sidièse accompagne. Après une auto-évaluation, les entreprises initient un véritable projet d’« éco-communication ».

La méthode se décompose en 2 modules :
1er module : Les fondamentaux

  • L’autoévaluation des pratiques du client, sur la base d’un bilan individuel en ligne (stratégies, outils, techniques) géré par les collaborateurs des services marketing et communication, de leurs pratiques en matière de communication..
  • La construction d’un « projet éco-communication » personnalisé, à partir des résultats de l’auto-évaluation et des objectifs opérationnels de l’entreprise.

2ème module : Les indispensables

  • L’acquisition des principes de l’éco-communication et des compétences nécessaires à la mise en œuvre de leur « projet éco-communication », à travers un process de formation didactique et personnalisée.

Source: Sidièse

Pour en savoir plus: http://www.lamethode-ecocom.fr

 

étiquetage environnemental marin chez Findus Vendredi, 18, avril, 2008

Avec dix références déjà labellisées MSC, Findus se distingue et devient la seule marque distribuée en France à garantir des approvisionnements en poissons 100% responsables.

L’écolabel MSC (Marine Stewardship Council) est un référentiel environnemental pour une pêche durablement gérée. Suite à une consultation mondiale en collaboration avec des scientifiques, des experts de la pêche, des organisations écologiques et à partir des recommandations de la FAO (agence de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture), ce référentiel a été élaboré afin de récompenser les pêcheries à la gestion et aux pratiques écologiquement responsables.

Depuis le 1er octobre 2007, les volumes de poissons vendus en France sous label MSC sont multipliés par 7 grâce à Croustibat, première référence du surgelé à porter l’éco-label.

Findus souhaite également faire évoluer ses emballages et fournir une information “pédagogique, transparente et citoyenne”, afin de promouvoir les achats responsables et de sensibiliser le consommateur sur l’impact de ses actes d’achats. Cette démarche de sensibilisation fait écho aux constatations du WWF.

En effet, le Conso-guide Pour une consommation responsable des produits de la mer du WWF, paru en décembre 2007, indique que l’étiquetage des produits de la mer imposé par la réglementation européenne est “souvent insuffisant pour permettre au consommateur de faire des choix avertis par rapport à la situation réelle des océans”.

Retrouvez le communiqué de presse

 

WWF et La Poste en faveur du papier recyclé Vendredi, 11, avril, 2008

La Poste et le WWF-France ont signé un partenariat de trois ans engageant La Poste à acheter, d’ici 2012, au moins 80 % de papier recyclé ou issu de forêts gérées durablement (certification FSC, voire notre article sur les éco-labels).

L’ONG apportera son expertise scientifique à à l’entreprise publique, qui, en retour, soutiendra l’ONG dans sa démarche de sensibilisation auprès du grand public et dans sa politique d’acquisition de parcelles forestières menacées. Le WWF France dispose en effet d’une mission « Forêts » chargée de gérer durablement des parcelles menacées en Méditerranée, en Guyane, en Nouvelle-Calédonie, et dans le Bassin du Congo.

La France est un pays « très en retard en matière de collecte et de recyclage du papier. En Allemagne, l’administration a déjà franchi le pas il y a vingt ans », déplore Serge Orru, directeur général de l’ONG environnementale.

Ce partenariat est le début du plan stratégique 2008-2012 prévu par La Poste pour devenir “l’acteur leader du courrier responsable”, avec pour objectif de réduire son empreinte écologique. La Poste encourage ainsi l’éco-conception des courriers publicitaires. Elle impliquera également les facteurs avec des tenues à base de coton équitable, et des véhicules électriques pour réduire de 15 % les émissions de CO2.

Pour Serge Orru, : « Ca n’est pas du « greenwashing » : on présentera les premiers résultats dans un an. »

Parallèlement, La Poste met en place une politique nationale de gestion sélective de ses déchets dans le cadre de son plan 2008-2012 de promotion du courrier responsable : dès 2008, les sites de plus de 1500 m2 (soit les 400 sites les plus importants) vont valoriser leurs déchets, fin 2009, tous les sites du Courrier auront mis en place un système de gestion des déchets.

Par ailleurs, Mediapost, filière de La Poste spécialisée dans la distribution en boîtes aux lettres, a réalisé en partenariat avec Carrefour et l’ADEME une analyse du cycle de vie d’un catalogue distribué en boîte aux lettres, à chaque étape de son parcours. Mediapost a également élaboré un guide de la PNA (publicités non adressées), visant à encourager la collecte et le recyclage des PNA, à choisir un papier et un imprimeur en fonction de critères environnementaux, à opter pour des modes de transport ayant un moindre impact environnemental… autant d’actions concrètes d’éco-conception pour concilier rentabilité et respect de l’environnement.

 

Retrouvez le communiqué de presse