Le blog de l’éco-conception

Ensemble pour l’éco-conception!

La revalorisation du cycle de vie, selon Herman Miller Jeudi, 10, juillet, 2008

L’éco-design n’est pas synonyme de surcoût pour l’entreprise Herman Miller, qui privilégie la revalorisation du cycle de vie de ses produits. Ses sièges de bureau sont fabriqués avec des matériaux dont la durée de vie est supérieure aux matériaux classiques comme la mousse, et gardent en même temps leur esthétisme.

En ce qui concerne l’éco-emballage, l’engagement d’Herman Miller se concrétise par le recours aux fournisseurs exploitant les alternatives à la production supplémentaire d’impacts environnementaux : soit par la réduction, soit par la réutilisation, soit par le recyclage des composants de l’emballage.fauteuil Herman Miller

De plus, la problématique des produits obsolètes est traitée de façon exemplaire par Herman Miller, qui s’engage pour la promotion de la location et de la ré-utilisation du matériel usagé afin de mieux maîtriser la fin de cycle de vie de ses produits. Ainsi, le matériel acheté par les clients d’Herman Miller, qui devient usagé, n’est ni laissé à l’abandon, ni gaspillé.

L’effort d’adaptation d’Hermann Miller pour réduire l’impact environnemental en fin de cycle de vie repose ainsi sur :

  • une approche du produit en terme de durée de vie
  • la revente sur Ebay
  • des partenariats locaux, revalorisant les produits en fin de vie

logoHerman Miller adopte également d’autres démarches d’éco-conception au travers des constructions HQE en France ou les Village Green au Royaume-Uni, qui offrent à ses employés un cadre de vie respectueux de l’environnement. L’adoption de la certification cradle-to-cradle ou de la certification FSC des matériaux de construction pour les espaces de travail démontrent l’avancement de cette entreprise éco-innovante.

 

L’indice carbone de Casino Mardi, 17, juin, 2008

Sous l’impulsion du Grenelle de l’environnement, Casino lance une première série de produits alimentaires portant une « étiquette CO2 », calculée sur l’ensemble du cycle de vie.

Pionnier en la matière, le groupe Casino annonçait déjà en septembre 2007 la mise en place d’un système d’étiquetage environnemental, développé par BIO Intelligence service et soutenu par le MEDDAD et l’ADEME (voir notre article un étiquetage environnemental chez Casino)

En janvier 2007, Casino débutait la collecte des données environnementales. Plus de 600 produits auprès de 150 fournisseurs directs de Casino ont été évalués sur la base de leur cycle de vie des produits : depuis les matières premières jusqu’au point de vente final.

L’Indice Carbone Casino indique la quantité de gaz à effet de serre émise pour 100 grammes de produit lors des 5 étapes clés de son cycle de vie :

  • Etapes agricoles
  • Fabrication du produit
  • Transport , depuis le champ jusqu’aux entrepôts Casino
  • Emballages , depuis l’extraction des matières premières jusqu’au recyclage
  • Distribution , depuis les entrepôts Casino jusqu’au domicile du consommateur

Par exemple, une boîte de conserve affiche un bilan de 225g de CO2 pour une origine France et de 305g pour une origine Ukraine, avec dans les deux cas, un transport par camion.

Pour le consommateur final, Casino a voulu offrir une lisibilité positive, en lui indiquant ce qu’il peut faire pour protéger l’environnment :

  • L’étiquetage environnemental est symbolisé par une feuille verte, dont le pictogramme sera apposé sur la face avant des emballages des produits Casino, signalant la quantité de gaz à effet de serre émise pour 100g de produit.
  • La réglette allant du jaune clair au vert foncé précise au dos du produit la graduation de l’impact environnemental fixée par l’ADEME, permettant de le situer et de le comparer.
  • Une information sur la recyclabilité est destinée à encourager les consommateurs à trier correctement tous les emballages afin de maximiser le taux de recyclabilité, indiquant quel pourcentage de l’emballage sera recyclé et quel pourcentage pourrait être recyclé si tous les consommateurs triaient correctement leurs déchets

Cete démarche d’éco-communication marque une volonté de transparence du groupe Casino, dont 200 produits devraient être étiquetés d’ici fin 2008.

« Le but de la démarche est pédagogique. Elle doit susciter l’adhésion du public », confirme à ce sujet Alain Bizeau du groupe Casino. Pour le groupe, l’enjeu est de taille : un produit vendu sur deux dans ses magasins est un produit Casino.

Alors que l’indexation des produits est encore insuffisamment répandue, l’initiative de Casino dans le secteur de la distribution alimentaire apparaît aujourd’hui comme la première réponse concrète du Grenelle de l’Environnement, pour promouvoir une consommation éco-responsable.

Mais si l’objectif de sensibilisation auprès des consommateurs est partagé, les modes de calcul et les indices diffèrent.

Ainsi, les magasins Leclerc expérimentent avec l’appui de l’ADEME depuis début avril, dans deux magasins du Nord de la France, à Wattrelos et Templeuve, une opération d’étiquetage des produits alimentaires en « poids C02 ». Contrairement à la démarche de de Casino, le ticket de caisse Leclerc affiche à côté du prix en euros, le bilan carbone du caddy, exprimé en kilogramme équivalent CO2.

Quant à Intermarché et Ecomarché, l’Ecolo Pass, un étiquetage ciblé sur le tri et la recyclabilité des emballages, vient d’être déployé sur 4 500 produits.

Selon le ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire Jean-Louis Borloo, « Les entreprises ont un rôle essentiel à jouer dans la mise en œuvre du Grenelle environnement. En donnant “un prix écologique” aux produits, en apportant une réponse claire et précise aux clients, cette initiative permet de placer la consommation responsable dans le quotidien des Français. »

Retrouvez le communiqué de presse de Casino

 

L’exemple de Lafuma Lundi, 9, juin, 2008

Lafuma est une entreprise pionnière en terme d’éco-conception : elle a adopté une démarche structurée de développement durable, en favorisant l’éco-conception de ses produits, mais également en développant une stratégie de communication et de partenariats. L’éco-innovation et l’éco-communication de Lafuma crédibilise cette démarche, remédiant ainsi au greenwashing (ou le polémique marketing vert) et au scepticisme des consommateurs.

L’engagement de Lafuma est à la fois :

  • Philosophique : La démarche RSE de Lafuma marque une volonté des dirigeants de promouvoir l’évolution nécessaire de la société vers des modes de production et de consommation éco-responsables.
  • Stratégique/Technologique : L’éco-conception, source d’innovation et de différentiation de la conception du produit à sa livraison sur un marché très concurrentiel.
  • Économique : Moins de matières, moins d’énergie, moins de déchets pour des produits plus polyvalents, durables, plus sûrs et plus confortables améliore la productivité tout en favorisant le bien être social.

En amont, la démarche d’éco-conception de Lafuma s’articule autour des axes suivants :

  • Evaluation environnementale d’un produit existant
  • Identification des points noirs
  • Cahier des Charges Fonctionnel & Environnemental, qui étaye l’ACV
  • Sélection des pistes d’amélioration
  • Conception, design et réalisation de prototypes
  • Commercialisation et communication
  • exemple de produit éco-conçu

Exemple de produit Lafuma éco-conçu

Lafuma a également mis en place un Système de Management Environnemental (voir notre article sur le SME) performant, qui s’appuie sur :

  • Une volonté de s’engager dans le développement durable, en s’entourant de différents partenaires (France Nature Environnement FNE puis WWF)
  • Une volonté pionnière émanant de la Direction d’intégrer le développement durable dans la stratégie d’entreprise, sous la forme de :

-Soutien de cabinets spécialisés (O2 France, Ethicity)
-Analyses et développement en partenariat avec des sociétés expertes : CTC, Ademe
-Mise en place d’une organisation interne adaptée
-Sensibilisation interne pour mobiliser l’ensemble des salariés

  • L’éco-communication valorisant l’implication du personnel, des tiers et des clients afin de favoriser la transparence de l’information et la participation collective à l’éco-conception, avec, entre autres, son label de développement durable « Pure Leaf Project », basé sur une charte interne établissant des objectifs clairs pour sa politique de Développement Durable

Par ailleurs Lafuma veut faire preuve de crédibilité en associant le WWF à sa démarche de développement durable dans son ensemble. Le partenariat Lafuma – WWF a pour vocation à promouvoir et diffuser des produits partage : une gamme de sacs scolaires et bagagerie éco-conçues aux couleurs du panda dont une partie du prix est reversée au WWF.

Un comité de pilotage est organisé tous les deux mois, composés de membres du WWF et de représentants de tous les départements de Lafuma, pour animer six groupes de travail : production, logistique, conception produits, ressources humaines, force de vente et communication.

Au-delà du travail d’éco-conception, la démarche développement durable se généralise progressivement à toute l’entreprise : rénovation de l’atelier peinture, mise en place d’une navette pour les salariés, ouverture d’un éco-resto, réflexion énergétique, la « journée environnement » pour l’ensemble des salariés pour échanger sur les enjeux de la protection de la planète. (Lire la suite…)

 

Conforama et son engagement dans l’éco-conception Lundi, 21, avril, 2008

Le contexte:

CONFORAMA, avec 245 magasins dans le monde, dont 178 en France, est le N°2 mondial de l’équipement du foyer et le N°1 français. Treize millions de personnes fréquentent annuellement les 245 magasins Conforama.

Depuis 2005, Conforama met en oeuvre une démarche globale de développement durable avec l’adoption de règles d’éthique dans sa politique d’achat et ses relations avec les fournisseurs. Pour cela, l’enseigne, qui appartient au groupe PPR, a choisi de mettre en avant, en 2005, des actions exemplaires d’éco-conception d’un de ses fournisseurs d’électroménager Electrolux, et de sensibiliser ses acheteurs sur l’éco-conception.

La démarche :

En partenariat avec l’ADEME, l’enseigne a organisé une formation éco-conception adaptée à l’attention des Responsables des achats de PPR de la centrale d’achat du Groupe et des 50 chefs de produits de Conforama en charge des achats de produits électriques et électroniques de tout type.

Pour illustrer les atouts de cette démarche, Conforama a sélectionné, en partenariat avec Electrolux, des exemples de produits éco-conçus. La communication auprès des clients sur cette opération pilote s’est effectuée à travers un livret sur le sujet. Ce livret montre, autour de 6 produits éco-conçus Electrolux, les différentes avancées en terme d’éco-conception sur toutes les étapes de leur cycle de vie. Très pédagogique, il a été édité à 64 000 exemplaires et distribué dans les 178 magasins français de Conforama.

Exemple de produit éco-conçu Conforama

Depuis 2006, Conforama travaille sur la réalisation d’une chambre de bébé éco- conçu. Ces partenaires pour ce projet sont : son principal fournisseur de chambres d’enfant, l’ADEME, le Centre technique du bois et de l’ameublement (CTBA) et un cabinet de conseil.

Les étapes :

- L’optimisation de la qualité et de la quantité de matériaux utilisés. Grâce à un haut niveau d’exigence, le produit commercialisé utilise 30 % de matières premières en moins qu’une chambre de bébé et d’enfants « traditionnelle ».

- L’optimisation des techniques de production et des systèmes d’emballage et de distribution. 98% des déchets de production (matière et énergie) sont désormais valorisables.

- L’augmentation de la durée de vie de la chambre en développant un produit évolutif avec l’âge. En effet, deux aménagements sont possibles selon l’âge de l’enfant.

A travers ce projet innovant, l’enseigne souhaite que les produits éco-conçu soient abordables pour les consommateurs à faible pouvoir d’achat.

 

L’éco-conception du carnet de timbres Mercredi, 16, avril, 2008

Classé dans : 3. Les acteurs de l'éco-conception — ecoconception @ 11:43
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Le carnet de timbres Marianne a fait l’objet d’une démarche d’éco-conception, visant à réduire les impacts environnementaux à chaque étape de son cycle de vie.

Avec la commercialisation de “l’Eco-carnet Pour la planète”, 500 000 carnets de timbres Marianne autocollants sont vendus chaque jour en France. Selon La Poste, “il compte 12 timbres Marianne au lieu de 10, soit deux timbres de plus sur une surface quasiment identique, à la clé, une diminution de 13 % du papier utilisé, ce qui correspond à 12 tonnes de papier par an, soit 192 arbres préservés !”

«Les papiers utilisés sont issus de forêts gérées durablement: le papier frontal (côté timbres) est labellisé FSC (Forest stewardship council) et le papier dorsal kraft est labellisé PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières) et non blanchi», explique La Poste.

En 2006, La Poste avait déjà équipé ses agents d’une gamme de papeterie éco-conçue pour leur travail quotidien : bloc note, calendrier, agenda…. D’autres produits éco-conçus tels que les Prêt-à-poster NF environnement seront lancés.

Source: Postéo