De sa fabrication à sa déconstruction, en passant par sa phase d’exploitation, un navire génère des pollutions. Avec une réglementation qui évolue et la pression des instances internationales et de l’opinion publique, la prise en compte des impacts environnementaux devient un élément déterminant lors de l’acquisition d’un nouveau navire.
C’est ainsi que le projet de recherche baptisé CONVENAV (CONception et cycle de Vie Environnemental des NAVires) a vu le jour. Il s’appuie sur une démarche d’éco-conception, en s’appuyant sur une analyse du cycle de vie des navires.
Un tel projet nécessite la collaboration de la DCNS (Direction des constructions navales), au travers son ingénierie du navire armé, SITA France, Arts et Métiers Paristech et l’IFREMER, s’appuyant sur le Bureau Veritas.
Selon les estimations de la DCNS sur une frégate de type La Fayette, de 4.000 tonnes,
l’exploitation est, pour l’impact environnemental, notoirement supérieure à la fabrication et à la fin de vie : 90 % de l’impact est lié aux échappements des moteurs qui servent à la propulsion et à la production d’électricité.
88 % du navire pourrait être valorisé en fin de vie si les filières adaptées existaient. Le projet Coronav, qui court jusqu’en 2010, n’empêche pas certaines améliorations sur les navires projetés.
La finalité de ce projet de R&D est de définir des outils d’évaluation et d’optimisation adaptés aux navires, qui permettent :
• d’évaluer les impacts environnementaux liés à la fabrication, la maintenance et à la déconstruction des navires ;
• de quantifier, par l’intermédiaire d’indicateurs pertinents, l’impact des choix d’architecture et de matériaux et de proposer des pistes d’amélioration le cas échéant ;
• de déployer une démarche d’éco-conception des produits sur un chantier naval.
Les outils d’Analyse de Cycle de Vie (ACV) classiques sont difficilement applicables à des produits aussi complexes qu’un navire. Le projet CONVENAV doit pallier l’absence de bases de données globales adaptées aux spécificités de la mer.












