Si les consommateurs affichent leur volonté de consommer de manière plus durable, les achats de produits issus de l’éco-conception sont encore largement cantonnés dans des marchés de niches et la plupart des fabricants attendent « que les autres fassent le premier pas ». D’un côté, les consommateurs attendent plus de références, et de l’autre, les industriels, une demande à la hausse.
Sous l’impulsion d’un colloque initié par l’ADEME, fabricants, distributeur et les autres acteurs de l’éco-consommation tentent de faire émerger une dynamique commune en faveur des achats éco-responsables. Depuis l’entrée en vigueur de la réglementation relative aux DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques), exigeant des entreprises une auto-prise en charge de l’organisation et du financement de leur recyclage, l’éco-conception en terme de recyclabilité prend tout son sens. Les investissements liés aux outils, études et compétences que nécessite une réflexion sur le cycle de vie des éco-produits se répercutent la plupart du temps sur les prix. Or, les consommateurs restent sceptiques quant au « marketing vert » et les dérives d’éco-blanchiment. Les entreprises comptent donc sur les pouvoirs publics pour la promotion d’éco-labels et leur généralisation aux produits de grande consommation, comme par exemple la marque “NF environnement”.












